La Chine part en guerre contre les espions

Pékin offre une prime pouvant aller jusqu'à 68 000 euros à tous ceux qui dénonceront les étrangers soupçonnés de travailler pour des services de renseignement. Les explications de France 2.

Voir la vidéo
FRANCE 2

Il y a comme un vent de paranoïa dans l'air. La capitale chinoise serait "la cible d'espions prêts à mener des opérations". Les autorités appellent la population depuis hier, lundi 10 avril, à la dénonciation. A la disposition des 22 millions de Pékinois, un numéro de téléphone rouge, une adresse pour dénonciation d'activité d'espionnage, et surtout une récompense allant de 1 370 euros à 68 500 euros selon l'importance de l'information donnée.

Des campagnes publiques

C'est la première fois que Pékin ouvre ainsi l'appétit des dénonciateurs, mais ce n'est pas la première campagne publique anti-espions. L'année dernière, les autorités mettaient en garde contre les romances avec les étrangers dans une bande dessinée. Une jeune fonctionnaire tombant amoureuse d'un étranger qui cherchait en fait des informations d'État. La jeune femme à la fin n'a plus que ses yeux pour pleurer.

Le JT
Les autres sujets du JT
Des soldats chinois à Pékin (Chine), le 1er janvier 2017. 
Des soldats chinois à Pékin (Chine), le 1er janvier 2017.  (WANG XIN / IMAGINECHINA / AFP)