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L'écocité de Tianjin, "laboratoire" écolo de la Chine

Alors que la COP22 se termine à Marrakech vendredi 18 novembre, franceinfo a choisi de s'intéresser aux efforts de la Chine en matière de développement durable. Le régime a lancé en 2007 la constuction de l'écocité de Tianjin, présentée comme le plus grand quartier vert de la planète.

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Radio France
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Des éoliennes en lisière de l'écocité de Tianjin (Chine) (RADIO FRANCE / DOMINIQUE ANDRÉ)

Solaire, éolien, géothermie, tri des déchets... L’écocité de Tianjin concentre les technologies les plus avancées en matière de développement durable. Situé dans le nord-est de la Chine, à 150 kilomètres de Pékin et à une quarantaine de kilomètres de la ville de Tianjin, la construction de ce quartier vert a été lancée par le gouvernement central en 2007, en partenariat avec Singapour. Il fait figure de test pour le régime chinois, confronté à de graves défis environnementaux.

Verdure et techniques de pointe dans le traitement des eaux polluées

Signataire de l'accord de Paris, présente à la 22e conférence sur le climat (COP22) à Marrakech (Maroc), qui se termine vendredi 18 novembre, la Chine investit aujourd'hui massivement dans les solutions durables. "De plus en plus de monde s'installe dans le quartier, souligne une habitante, qui a quitté Pékin pour s'installer dans l'écocité de Tianjin. L'environnement est agréable. Il y a beaucoup de verdure."

Le projet d'écocité de Tianjin (Chine) (RADIO FRANCE / DOMINIQUE ANDRÉ)

Édifiée sur 30 km2, la construction de cette zone verte a été "un défi", raconte le directeur de la recherche de l'écocité, Peng Zhengyang. "Auparavant, les deux tiers du terrain étaient composés de marais salants abandonnés et de marécages saumâtres. Le dernier tiers consistait en des plans d'eau pollués", dit-il.

L'urgence a été de nettoyer les eaux polluées. On a ensuite lancé les éco-habitations

Peng Zhengyang

directeur de la recherche de l'écocité

Peng Zhengyang voit dans l'écocité de Tianjin une "ville laboratoire", susceptible de devenir "un exemple pour la Chine et le monde". Toutes les innovations technologiques en matière de retraitement des eaux polluées y sont mises en application. À l'usine de retraitement, un responsable nous conduit ainsi dans l'atelier des membranes, dernière étape de purification avant la distribution. "L'eau qui arrive ici provient de centrales, qui ont récupéré des eaux sales et ont déjà effectué un premier traitement, explique-t-il. Cette eau va servir à arroser les jardins, nettoyer les rues ou encore laver les voitures."

Neuf ans après le lancement de sa construction, la cité durable n'a pas atteint tous ses objectifs. Elle n'abrite aujourd'hui que 60 000 habitants, alors que l'objectif est fixé à plusieurs centaines de milliers de résidents.

Reportage de Dominique André à l'écocité de Tianjin
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