Interpol annonce la démission de son président, accusé par la Chine d'avoir "accepté des pots-de-vin"

L'office chinois de lutte contre la corruption a annoncé, dimanche, que Meng Hongwei faisait l'objet d'une enquête pour violations présumées de la loi.

Le président d\'Interpol, Meng Hongwei, le 4 juillet 2017, lors du congrès de l\'organisation, à Singapour.
Le président d'Interpol, Meng Hongwei, le 4 juillet 2017, lors du congrès de l'organisation, à Singapour. (ROSLAN RAHMAN / AFP)

Interpol a annoncé, dimanche 7 octobre, avoir reçu la démission de son président, Meng Hongwei, qui n'avait plus donné signe de vie depuis son départ en Chine fin septembre. L'organisation de coopération policière mondiale a indiqué dans son communiqué que cette démission prenait effet immédiatement.

Un peu plus tôt, l'office chinois de lutte contre la corruption avait annoncé que Meng Hongwei faisait l'objet d'une enquête pour violations présumées de la loi. Lundi, Pékin a précisé que le patron démissionnaire d'Interpol avait "accepté des pots-de-vin", sans plus de précisions.

Une enquête sur sa disparition ouverte en France

Les autorités chinoises avaient jusque-là gardé le silence sur le sort du président de l'organisation policière internationale, dont le siège se trouve à Lyon. En France, une enquête pour disparition inquiétante a été ouverte concernant Meng Hongwei.

Dimanche, l'épouse du président démissionnaire d'Interpol, Grace Meng, placée sous protection policière, était également sortie de son silence. Elle a donné une conférence de presse dans un hôtel de Lyon, s'exprimant dos à la caméra par souci de sécurité. Meng Hongwei, a-t-elle dit, lui a envoyé un message le 25 septembre sur un réseau social indiquant : "Attends mon appel". Il a ensuite envoyé un second message, une simple émoticône signifiant une situation de danger.