INFO FRANCE 3. Le Français Karim Ouali, soupçonné de meurtre et en cavale depuis huit ans, repéré pour la première fois à Hong Kong

Cet ancien contrôleur aérien est soupçonné d'avoir tué un de ses collègues, Jean Meyer, en avril 2011, dans l'EuroAirport de Bâle-Mulhouse.

Karim Ouali.
Karim Ouali. (BRIGADE NATIONALE DE RECHERCHE DES FUGITIFS)

Une avancée significative, après huit ans de recherche. Les enquêteurs de la Brigade nationale de recherche des fugitifs (BNRF) ont formellement identifié le Français Karim Ouali à Hong Kong (Chine), ont révélé jeudi 3 octobre des sources judiciaires à France 3. Une première depuis le début de la cavale de cet homme, aujourd'hui âgé de 43 ans, soupçonné d’avoir sauvagement tué son collègue Jean Meyer, contrôleur aérien, le 27 avril 2011 dans l’enceinte même de l’EuroAirport de Bâle-Mulhouse (Haut-Rhin). 

Recherché depuis par Europol, le suspect a séjourné plusieurs années à Hong Kong et pourrait encore s'y trouver. Il a passé quelques semaines en prison dans la cité Etat à la suite d’une arrestation pour possession de faux-document, puis a été relâché affirme une source proche du dossier, à France 3. Les autorités françaises n’auraient été averties de la présence de Karim Ouali  à Hong-Kong qu’en 2018. 

Une cavale méthodiquement préparée

Une commission rogatoire internationale a depuis été délivrée par la justice française, restée jusqu’à présent sans réponse. Si le fugitif n’est pas arrêté à temps, il pourrait être jugé par défaut en 2020, a affirmé mercredi le parquet de Mulhouse à la famille de la victime lors d’une rencontre avec le juge d’instruction. Thierry Moser, l’un des avocats de la famille Meyer, se dit "satisfait de la persévérance de l’autorité judiciaire française et du travail accompli à ce jour visant à localiser, appréhender et juger celui qui pourrait être très vraisemblablement l’auteur du crime".

Karim Ouali avait organisé méthodiquement sa cavale, en retirant près de 25 000 euros en liquide. "Il avait notamment acheté un téléphone portable, dont il avait laissé la boîte sur sa table de cuisine. En fait, il avait envoyé ce téléphone par la poste en Suisse, à un individu qu’il ne connaissait pas", avait détaillé à franceinfo le commissaire Christophe Foissey, chef de la Brigade nationale de recherche des fugitifs.