Hong Kong : trois parlementaires de l'opposition arrêtés par la police

Les parlementaires sont accusés de violences commises en mai dernier au Parlement après l'annonce du projet de loi autorisant des extraditions vers la Chine. Ce texte a été retiré depuis. 

Des manifestants à Hong Kong, le 16 août 2019.
Des manifestants à Hong Kong, le 16 août 2019. (AIDAN MARZO / SOPA IMAGES)

La police de Hong Kong a annoncé, samedi 9 novembre, avoir arrêté trois parlementaires de l'opposition et a demandé à quatre autres de se présenter au commissariat pour être placés en état d'arrestation. Les parlementaires risquent jusqu'à un an de prison.

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Ils sont accusés de violences lors d'une échauffourée au Parlement en mai dernier, au moment où la dirigeante de Hong Kong, Carrie Lam, cherchait à faire passer en urgence une loi autorisant les extraditions vers la Chine. C'est ce projet de loi qui a provoqué les premières manifestations il y a cinq mois. Malgré le retrait du projet, le mouvement a élargi ses revendications, demandant une véritable application de la démocratie dans l'ancienne colonie britannique, et une enquête indépendante sur les violences policières.

Un Parlement élu par moitié par la population

Un des parlementaires convoqués a annoncé lors d'une conférence de presse qu'il n'irait pas. "Si vous m'accusez d'avoir violé la loi au Parlement, alors venez ici et arrêtez-moi. Je vous attends", a lancé Lam Cheuk-ting.

Le Parlement de Hong Kong est semi-démocratique : la moitié des parlementaires sont élus par la population, l'autre moitié sont choisis par des commissions largement pro-Pékin. Des élections pour les conseils de districts doivent se tenir le 24 novembre, et le camp des pro-Pékin s'attend à une lourde défaite. Depuis le début des manifestations, l'enregistrement sur les listes électorales a nettement augmenté, et le mouvement pro-démocratie aura, pour la première fois, des candidats dans chaque circonscription.