Fuite sur un réacteur nucléaire EPR en Chine : "Aucun pays ne joue avec la sûreté des installations nucléaires", affirme Barbara Pompili

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La ministre de la Transition écologique dit avoir reçu ces informations d'EDF concernant une fuite de gaz dans un réacteur nucléaire de l'EPR de Taishan en Chine. 

"D'après ce que l'on sait, il y a effectivement une fuite de gaz dans le circuit primaire du réacteur numéro 1 de Taishan qui reste, selon nos informations, sous les seuils de sureté qui sont les seuils officiels", assure mardi 15 juin sur France Inter, Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique concernant l'incident survenu dans cette centrale nucléaire chinoise, construite par EDF. Elle confirme ainsi les informations rapportées ce lundi par la chaîne américaine CNN faisant état d'une "fuite".

Cet incident ne remet pas en cause le nucléaire 

Barbara Pompili dit avoir reçu ces informations d'EDF et que "tout cela est géré par les autorités chinoises". "Après Fukushima, après Tchernobyl, on a des règles de sûreté qui ont été fortement remontées partout dans le monde et aucun pays ne joue avec la sureté des installations nucléaires", a rassuré la ministre. Selon elle, EDF, actionnaire minoritaire de la centrale chinoise à hauteur de 30%, a demandé la tenue d'un conseil d'administration au consortium qui travaille sur Taishan pour "avoir plus d'informations".

Malgré cet incident, la ministre de la Transition écologique ne souhaite pas remettre en cause la nécessité du nucléaire. "Il ne faut pas avoir une réflexion sur notre politique énergétique en réaction à un fait, ne réagissons pas à chaud, sachant que selon nos informations ce qui est en train de se passer est déjà arrivé dans d'autres réacteurs, y compris des réacteurs français", a estimé Barbara Pompili.

"Le nucléaire c'est plus de 70% de l'électricité produite en France, donc on en a maintenant et on en aura encore pour des années. L'avantage du nucléaire c'est qu'il est décarboné, il a d'autres inconvénients, notamment les questions de sûreté à gérer mais aussi la question des déchets."

Barbara Pompili

Selon Barbara Pompili, "on ne peut pas considérer qu'une énergie est parfaitement verte quand elle génère des déchets reconnus comme mauvais."

"Maintenant, la question au niveau européen, c'est de savoir si de manière transitoire on peut considérer qu'une énergie décarbonée peut aider à la lutte contre le changement climatique. C'est cela qui fait débat en ce moment à Bruxelles. La France porte cette position", poursuit-elle. La ministre estime qu'il "faut regarder les choses de la manière la plus pragmatique possible" : "avoir des énergies qui assurent nos besoins en électricité et qui assurent une facture qui soit la moins importante possible pour les Français."

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