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Chine : Renault et PSA sur le marché de la voiture propre

Le Salon automobile de Pékin a ouvert ce dimanche dans un nuage de CO2 provoqué par un gigantesque embouteillage au point que les visiteurs ont dû quitter leurs voitures pour  arriver à pied plus vite vers cet endroit où l'on croit pouvoir trouver la voiture  propre de demain. Une carte que les constructeurs français tentent de jouer. 
Article rédigé par Philippe Reltien
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (Radio France)

Au stand Renault, en l'absence de Carlos Ghosn, c'est Alain Prost qui  parle d'un avenir lointain sans C02. La voiture 100% électrique moteur Renault
fera ses débuts en course le 13 sept à Pékin sur circuit fermé : "Il ne faut pas vendre ça aujourd'hui comme
étant la panacée sur la voiture de demain pour tout le monde. Ce qui est
intéressant c'est d'avoir des voitures qui consomment très peu, qui dégagent un
minimum de CO2 et surtout le minimum de particules fines..."

La Golf électrique apparaît chez Volkswagen aux côtés d'un prototype hybride de 0,9L de consommation
invendable,  la Chine manque de stations
de recharge de batteries électriques. L'acheteur va
devoir se contenter du modèle à essence le plus
propre. Et là trois françaises sont candidates parmi un millier de nouveaux modèles. La plupart des marques sont américaines,
japonaises et européennes. Carlos Tavares dévoile
pour ses débuts chez PSA Dongfeng la 408 Peugeot faite en Chine, la Citroën CXR et la DS 6, un 4/4 de ville pour la business class qui veut s'isoler de la pollution.

"Nous avons installé dans
nos véhicules un système d'ionisateurs d'air qui permet d'offrir à nos clients
une très bonne qualité de l'air à l'intérieur du véhicule" explique Yves Bonnefont PDG de DS Chine.

Carlos Tavares note le
niveau de CO2 de la concurrence et estime pouvoir vendre un million de voitures
en 2018 en Chine. Et tout le monde 
repart dans le même nuage de pollution. Peut-être avec les mêmes illusions.

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