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Centrafrique : sept nouveaux viols présumés impliquant des Casques bleus

Une enquête de l'ONU a identifié sept nouveaux cas présumés d'abus sexuels de la part de Casques bleus. Elle vise des soldats de la République du Congo (Brazzaville) et de la République démocratique du Congo (RDC). Les contingents incriminés ont été confinés dans leurs casernes.
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Radio France
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 (Une patrouille de la Minusca à Bangui, en novembre 2015. © Stefano Rellandini/REUTERS)

"Nous allons traquer jusqu'au dernier d'entre vous, si vous continuez à salir le drapeau des Nations-Unies." Le représentant spécial de l'ONU en République centrafricaine et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, n'a pas mâché ses mots, après la révélation de ces nouvelles allégations d'abus sexuels. Il s'est aussitôt rendu à Bambari, la ville où lescas ont été signalés, pour taper du poing sur la table. "Il y a deux lieux en Centrafrique qui sont devenus l'épicentre des abus sexuels, de cette horreur, de ce vrai cancer. Bangui et Bambari. La Minusca a désormais la triste palme de l'horreur."

Un tiers des abus sexuels recensés par l'ONU en Centrafrique

En 2015, 69 cas d'abus sexuels ont été recensés impliuant des membres des missions de l'ONU déployées dans le monde. Plus d'un tiers se seraient déroulés en Centrafrique. La conséquence a été immédiate : 120 casques bleus de la République du Congo déployés au moment des faits sont désormais cantonnés, avant d'être rapatriés chez eux. Il y a deux semaine déjà , un contingent entier (850 hommes) avait été évincé de la mission onusienne en Centrafrique, pour des faits similaires. Ces cas ont été signalés le 21 janvier par une équipe de chercheurs de Human Rights Watch.

Cinq victimes mineures

La Minusca a immédiatement dépêché à Bambari un expert du Bureau des services de contrôle interne des Nations unies (BSCI). "L'évaluation initiale du BSCI a fourni des preuves suffisantes qui confirment que cinq des victimes étaient mineures. Une adulte a été victime d'exploitation sexuelle. Le bureau n'a pas pu interroger la septième victime présumée, qui serait également mineure"  selon un communiqué de l'ONU. Les soldats impliqués proviennent de la République du Congo (Brazzaville) et de la République démocratique du Congo (RDC). 

La Minusca, dont 10.000 hommes sont actuellement déployés en Centrafrique, aide notamment le gouvernement de transition à préparer et sécuriser une série d'élections censées sortir le pays de trois ans de violences intercommunautaires.

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