Toronto : la thèse d'un acte solitaire se profile

En duplex de Toronto, au Canada, le journaliste Arnaud Comte nous livre les toutes dernières informations dans l'affaire de la voiture-bélier qui a fait au moins 10 morts lundi 23 avril.

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FRANCE 3

La piste terroriste a été écartée par les autorités dans l'affaire de la voiture-bélier qui a fait au moins 10 morts à Toronto, au Canada, lundi 23 avril. En sait-on plus sur le mobile du conducteur ? "En tout cas, plus les heures passent, plus la police canadienne a l'impression d'avoir affaire à un homme fragile psychologiquement, voire même déséquilibré. Lorsque les policiers s'avancent vers le suspect, celui-ci demande à être abattu. Et puis, il y a tous les autres éléments de sa personnalité", explique le journaliste Arnaud Comte en duplex depuis Toronto.

"La révolution des célibataires va commencer"

"Il s'agit d'un jeune Canadien de 25 ans, Alek Minassian qui vivait à une quinzaine de kilomètres de Toronto, il était étudiant dans le développement informatique. Selon certains de ses proches, il préparait même une application pour les smartphones, pour aider les habitants de Toronto à trouver des places de parking. Mais il y a un détail qui intrigue les enquêteurs. Visiblement, l'homme vivait très mal ses échecs amoureux, son statut d'homme célibataire, d'homme sans enfant. Quelques jours avant de passer à l'acte, il avait posté sur les réseaux sociaux un message énigmatique. Il disait en substance : 'La révolution des célibataires va commencer'. Faut-il y voir un mobile, un élément déclencheur ? Il est bien trop tôt pour le dire. C'est en revanche un élément de personnalité étudié très au sérieux par les enquêteurs", conclut-il.

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La camionnette qui a foncé dans la foule à Toronto (Canada), lundi 23 avril 2018.
La camionnette qui a foncé dans la foule à Toronto (Canada), lundi 23 avril 2018. (COLE BURSTON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)