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Canada : les policières victimes de harcèlement sexuel au travail vont être indemnisées

Les employées et anciennes employées de la Gendarmerie royale du Canada concernées pourront obtenir entre 6 600 euros et 145 000 euros, selon leur préjudice.

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Près de 20 000 membres de la police sont a priori éligibles à cette compensation financière. (TODD KOROL / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

La victoire est de taille pour les policières canadiennes. Un tribunal fédéral a validé un règlement permettant à des milliers de femmes membres de la police fédérale victimes de discrimination et de harcèlement au travail de recevoir une compensation financière, a-t-on appris mercredi 31 mai.

Selon une copie du jugement, les employées et anciennes employées de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) concernées pourront obtenir entre 10 000 dollars canadiens (6 600 euros) et 220 000 dollars canadiens (145 000 euros), en fonction du préjudice subi.

Avances et réflexions inappropriées

En octobre 2016, le chef de la GRC, Bob Paulson, avait présenté des excuses publiques aux victimes de discrimination et de harcèlement au sein de la police fédérale, et avait proposé un règlement comprenant une enveloppe de 100 millions de dollars pour les dédommager.

Près de 20 000 membres de la GRC depuis 1974 (date à laquelle la police fédérale a ouvert le recrutement aux femmes) sont a priori éligibles à cette indemnisation, mais moins de 1 000 personnes devraient présenter une demande formelle de compensation.

Les victimes de harcèlement se sont notamment plaintes d'avances sexuelles de la part de leurs supérieurs ou de réflexions salaces de la part d'autres officiers.

L'anonymat des plaignantes garanti

"Le harcèlement et la discrimination ont eu une influence négative sur leur carrière au sein de la GRC et leur a causé des préjudices physiques et psychologiques", a précisé la magistrate dans sa décision. Elle a également mentionné que le règlement comporte "des avantages allant au-delà des strictes compensations financières, et en ce sens va bien plus loin que ce que les victimes auraient pu obtenir à la suite d'un procès".

Le règlement garantit notamment l'anonymat des plaignantes pour éviter d'éventuelles représailles à l'encontre d'officières toujours en service.

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