Birmanie : Aung San Suu Kyi absente à la reprise de son procès pour raison de santé

L'ex-dirigeante birmane qui était à la tête d'un gouvernement civil a été destituée en février dernier lors d'un coup d'Etat de l'armée.

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Photo d'archives prise le 28 août 2018 de la conseillère d'État de Birmanie, Aung San Suu Kyi,  l'université de Rangoun. (STR / AFP)

Une absente de marque. L'ex-dirigeante birmane Aung San Suu Kyi ne s'est pas présentée à la réouverture de son procès, lundi 13 septembre, pour raison de santé, a déclaré à l'AFP son avocate Min Min Soe. A la tête d'un gouvernement civil, Aung San Suu Kyi a été destituée en février dernier lors d'un coup d'Etat de l'armée qui a plongé le pays dans le chaos et fait plus de 1 000 morts à ce jour, selon une ONG de surveillance des droits humains.

En résidence surveillée avec peu de contacts avec l'extérieur, Aung San Suu Kyi, 76 ans, doit faire face à une série d'accusations qui pourraient la conduire en prison pour plus de dix ans. Son procès pour violation des restrictions sanitaires liées au Covid-19 et pour importation illégale de talkies-walkies devait reprendre après une pause de deux mois.

"Mal des transports"

Aung San Suu Kyi est rentrée chez elle après une réunion préalable à l'audience avec son équipe juridique, car elle souffrait du "mal des transports", a déclaré son avocate. "Elle n'a pas pris la voiture depuis deux mois. C'est pourquoi elle a eu le mal des transports aujourd'hui (...) Elle a dit qu'elle devait rentrer chez elle pour se reposer correctement", a-t-elle ajouté. "Nous sommes vraiment inquiets pour sa santé", a ajouté Min Min Soe, selon qui Aung San Suu Kyi est suivie en permanence par un médecin et une infirmière sur son lieu de résidence.

En juillet, deux témoins de l'accusation ne s'étaient pas présentés à la dernière audience en date après avoir été infectés par le Covid-19, en pleine troisième vague d'épidémie dans le pays. L'ancienne dirigeante et son personnel ont été entièrement vaccinés contre le Covid-19 depuis qu'ils ont été placés en détention par l'armée.

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