Birmanie : le procès d'Aung San Suu Kyi, qui va être jugée pour corruption, de nouveau reporté

L'audience de l'ancienne dirigeante du gouvernement civil birman, prévue mercredi, doit désormais se tenir le 1er avril.

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Aung San Suu Kyi durant un discours prononcé à l'occasion de la signature du cessez-le-feu entre le gouvernement et deux groupes ethniques armés, à Naypyidaw (Birmanie), le 13 février 2018. (THET AUNG / AFP)

Aung San Suu Kyi va devoir attendre avant d'être jugée. L'ex-dirigeante birmane, accusée notamment de corruption par la junte, qui poursuit sa répression aveugle, devait comparaître mercredi 24 mars devant la justice de son pays.

L'audience, prévue en visioconférence, n'a pas pu avoir lieu faute de connexion internet, les données mobiles et plusieurs réseaux wifi étant coupés depuis plusieurs jours pour isoler le pays"Elle a été reportée au 1er avril", a fait savoir à l'AFP Khin Maung Zaw, l'avocat de l'ancienne cheffe du gouvernement civil, qui n'a toujours pas été autorisé à rencontrer sa cliente.

Deux témoignages douteux au cœur des accusations

Deux hommes ont fait des révélations dans des vidéos diffusées par les médias d'Etat, affirmant avoir versé à eux deux plus d'un million de dollars et 11 kg d'or à Aung San Suu Kyi. Mais des observateurs s'interrogent sur l'authenticité de ces témoignages : l'un des témoins est emprisonné, l'autre a un passé trouble.

Aung San Suu Kyi, isolée par l'armée depuis son arrestation début février, est aussi inculpée de quatre autre chefs, dont l'incitation aux troubles publics. Si l'ancienne prix Nobel de la paix est reconnue coupable des faits qui lui sont reprochés, elle pourrait être condamnée à de longues années de prison et se voir bannie de la vie politique.

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