Barack Obama quitte le Kenya pour l'Ethiopie

Barack Obama a quitté le Kenya, pays de son père, fin de sa première visite depuis son élection en 2008. Après avoir défendu les droits des homosexuels samedi, le président américain s'est adressé dimanche matin à la population dans un stade de Nairobi.

(Barack Obama et sa demie-soeur Auma Obama à Nairobi dimanche © REUTERS/Noor Khamis)

Ce discours marquait le sommet de la visite de Barack Obama au Kenya, le pays de son père. Le président américain s'est adressé à 5.000 personnes dans un stade de la capitale, Nairobi, dimanche matin. Après les entretiens politiques samedi avec son homologue kényan Uhuru Kenyatta sur l'économie et la sécurité, il s'agissait là d'un discours qui se voulait plus personnel.

REPORTAGE | Bruno Meyerfeld est le correspondant de France Info au Kenya : il a suivi ce discours de Barack Obama, il décrit une ambiance exceptionnelle
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Le président américain a évoqué son expérience et les cinquante années d'existence du Kenya depuis l'indépendance. "Je suis ici en tant que président d'un pays qui considère le Kenya comme un partenaire important ; je suis ici en tant qu'ami qui veut que le Kenya réussisse ", a lancé Barack Obama après avoir été présenté par sa demie-soeur Auma Obama à la foule. "En ce qui concerne le peuple kényan, particulièrement les jeunes, je pense qu'il n'y a pas de limite à ce que vous pouvez réaliser ", a-t-il dit. "Le Kenya est à la croisée des chemins, à un moment fait de dangers, mais aussi de promesses énormes ", a-t-il dit.

La corruption : "un boulet qui vous tire vers le bas"

Il est également revenu sur la corruption, souvent mise en avant comme un frein à l'investissement dans le pays : "Le fait est que trop souvent, ici au Kenya, comme c'est aussi le cas dans d'autres endroits, la corruption est tolérée parce c'est comme ça que les choses ont toujours marché ", a-t-il lancé. "C'est un boulet qui vous tire vers le bas ". "Les gens ordinaires doivent se lever et dire 'trop c'est trop' ", a-t-il martelé

Il a également mis en garde les Kényans contre les divisions ethniques, faisant référence aux 1.200 morts de la période de troubles qui a suivi l'élection controversée de 2007. Il a ajouté que le Kenya "ne pourra réussir s'il considère les femmes et les jeunes filles comme des citoyens de seconde zone ". Evoquant la lutte contre les djihadistes somaliens d'Al Chabaab, qui ont durement frappé le Kenya ces dernières années, il a promis que les Etats-Unis se comporteraient en "partenaire " vis-à-vis du gouvernement de Nairobi.

Barack Obama a bouclé dimanche une tournée de deux jours au Kenya, avant de rejoindre l'Ethiopie, deuxième étape de son quatrième déplacement en Afrique en tant que président.