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Barack Obama a dénoncé samedi une collusion entre des élus républicains du Congrès et des lobbyistes de Wall Street

Ils se sont alliés pour empêcher davantage de régulations aux pratiques du secteur financier, a déclaré le président des Etats-Unis dans son allocution radiodiffusée hebdomadaire."Ils n'avaient pas vraiment besoin d'être encouragés", a poursuivi Barack Obama à propos des représentants des groupes d'influence, qui ont pignon sur rue au Congrès.
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Barack Obama le 11 décembre 2009 (AFP PHOTO/Jewel SAMAD)

Ils se sont alliés pour empêcher davantage de régulations aux pratiques du secteur financier, a déclaré le président des Etats-Unis dans son allocution radiodiffusée hebdomadaire.

"Ils n'avaient pas vraiment besoin d'être encouragés", a poursuivi Barack Obama à propos des représentants des groupes d'influence, qui ont pignon sur rue au Congrès.

"Ces lobbyistes (de Wall Street) ont déjà dépensé plus de 300 millions de dollars pour tenter d'influer sur le débat cette année", a-t-il assuré.

La Chambre des représentants a approuvé vendredi un projet de loi de "Réforme de Wall Street", comprenant notamment la création d'une agence financière de protection des consommateurs pour réglementer certains produits financiers et éviter les pratiques abusives. Mais ce projet doit encore être approuvé par le Sénat, réputé plus conservateur bien que les démocrates y disposent aussi de la majorité. Aucun vote n'y est attendu avant 2010.

Le secteur financier et ses "agents" au Congrès "affirment que des réformes comme (la création de l') agence financière de protection des consommateurs va réduire le choix des consommateurs et que de nouvelles règles et systèmes de surveillance vont empêcher les innovations dans les marchés financiers", a remarqué le président.

"Mais les Américains ne choisissent pas de devenir les victimes de frais mystérieux, de contrats dont le contenu change en cours de route et de longues pages écrites en petits caractères", a plaidé
Barack Obama.

"Si l'innovation doit être encouragée, les montages risqués qui menacent notre économie tout entière ne doivent pas" l'être, a encore dit Barack Obama.

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