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Attentat de Tiananmen : Pékin accuse un groupe ouïghour radical

Quatre jours après l'attentat-suicide de la place Tiananman, la police chinoise accuse ce vendredi un groupe de séparatistes ouïghours du Xinjiang. Et elle explique que cette attaque a été réalisée avec le soutien du Mouvement islamique du Turkestan oriental.
Article rédigé par Sylvie Johnsson
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (Reuters)

Selon la police chinoise, ce sont bien trois Ouïghours d'une même famille de la région à dominante musulmane du Xinjiang, qui ont lancé, lundi, leur voiture chargée de bidons d'essence contre l'entrée de la Cité interdite à Pékin. Et pour la première fois, les autorités chinoises dénoncent une organisation précise.

Ainsi selon le chef de la sécurité chinoise, Meng Jianzhu, cet attentat a été soutenu "en coulisses" par le "Mouvement islamique du Turkestan oriental basé en Asie centrale et occidentale."

Ce mouvement islamique se bat pour l'indépendance du Turkestan oriental, l'ancien nom du Xinjiang chinois. En 2002, il a été classée par l'ONU en 2002 parmi les organisations affiliées à Al-Qaïda. Et il est souvent désigné par Pékin comme le responsable des troubles sporadiques au Xinjiang.

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