Tsunami indonésien : "Nous avons besoin d’argent" car les habitants "n'ont pas les moyens de faire face à cette catastrophe"

Henriette Steinberg, secrétaire générale du Secours populaire, lance un appel aux dons sur franceinfo lundi 24 décembre, deux jours après le tsunami qui a frappé samedi soir le sud de l'île de Sumatra et l'ouest de celle de Java.

Sur place, les secouristes s’activent pour retrouver les dizaines de disparus.
Sur place, les secouristes s’activent pour retrouver les dizaines de disparus. (DEMY SANJAYA / AFP)

En Indonésie, le tsunami qui a frappé samedi soir le sud de l’île de Sumatra et l’ouest de celle de Java a fait 373 morts selon un dernier bilan lundi. Un tsunami d’origine volcanique, puisque c’est l’effondrement d’une partie d’un volcan, situé près des côtes, qui a déclenché la formation de vagues géantes.

Sur place, les secouristes s’activent pour retrouver les dizaines de disparus. Les ONG sont également à pied d’œuvre. "Tout a été emporté. Il ne reste plus que des gravats" et les habitants "n'ont pas les moyens de faire face à cette catastrophe", a indiqué lundi sur franceinfo Henriette Steinberg, secrétaire générale du Secours populaire, qui travaille avec des partenaires locaux sur place pour venir en aide aux rescapés. Les personnes "sur place ont besoin d’abris, de nourriture, de vêtements", a expliqué Henriette Steinberg en lançant un appel aux dons. "Nous avons besoin d’argent. Sans argent, nous ne pourrons pas être efficaces."

franceinfo : De quoi avez-vous besoin pour aider la population sur place ?

Henriette Steinberg : Les besoins sont absolument colossaux. Il y a les annonces des morts, c’est terrible pour les familles. Mais il y a les vivants. Le Secours populaire déploie sa solidarité auprès des vivants. Pour cela, nous avons besoin d’argent. Sans argent, nous ne pourrons pas être efficaces. Concrètement, les personnes sur place ont besoin d’abris, de nourriture, de vêtements. Tout a été emporté. Il ne reste plus que des gravats. C’est une population extrêmement travailleuse, pêcheurs, agriculteurs, mais c’est une population très pauvre.

C’est une population complétement démunie ?

Ils n’ont pas les moyens de faire face à cette catastrophe. Mais nous pouvons les aider. C’est ce que nous avons fait à Palu et Lombok. Nous avons installé des tentes dans lesquelles les personnes peuvent se mettre debout, installer une petite cuisine. Nous leur procurons également de l’eau potable parce qu’il impératif de boire de l’eau propre pour ne pas risquer d’attraper le choléra. Depuis quelques années, nous avons développé des filtres en céramique qui permettent de filtrer l’eau souillée. Un filtre à eau coûte 70 euros et avec un filtre on peut aider 100 personnes. On ne règle pas la situation mais on permet d’éviter les épidémies.

Comment faire pour donner au Secours populaire ?

Le plus simple est de donner via notre site internet "Secours Populaire.fr". Sinon il y a aussi le téléphone en appelant le 922 22. Nous avons vraiment besoin de soutiens financiers d’urgence pour pouvoir procéder aux virements, pour acheter du matériel sur place et pour ensuite vérifier que tout se passe bien.

C’est l’effondrement d’une partie d’un volcan, situé près des côtes, qui a déclenché la formation de vagues géantes.
C’est l’effondrement d’une partie d’un volcan, situé près des côtes, qui a déclenché la formation de vagues géantes. (CAMILLE LAURENT / RADIO FRANCE)