A Pékin, les marathoniens courent avec des masques antipollution

La capitale chinoise a connu un important pic de pollution ce dimanche, jour du marathon.

Un participant au marathon de Pékin, le 19 octobre 2014.
Un participant au marathon de Pékin, le 19 octobre 2014. (REUTERS)

Peut-on courir un marathon en plein pic de pollution ? Pour les organisateurs du marathon de Pékin et ses 25 000 participants, la réponse est oui. L'épreuve s'est déroulée dimanche 19 octobre alors que le taux de pollution dans la capitale chinoise était plus de 15 fois supérieurs aux niveaux recommandés. Du personnel médical supplémentaire avait été recruté et certains coureurs ont porté un masque anti-pollution pendant la course.

Dimanche, les particules fines PM 2,5, qui peuvent pénétrer en profondeur dans les poumons, ont atteint des niveaux supérieurs à 400 microgrammes par m3 dans certains quartiers de Pékin. Le niveau maximum quotidien recommandé par l'Organisation mondiale de la santé est de 25.  C

"Je suis habitué à la pollution"

En franchissant la ligne d'arrivée après 42 kilomètres de course, certains coureurs ont tenté de minimiser les risques. "Je suis habitué à la pollution", a expliqué Liu Fan. Mais sa femme lui a offert un bouquet de fleurs en estimant que l'air ambiant était "horrible"

D'autres ont préféré abandonner. "La qualité de l'air est trop médiocre, le concurrent numéro A1659 a décidé d'abandonner", a écrit l'acteur chinois Yuan Hong sur son blog. "Quand j'ai vu l'état de mon masque au bout de dix kilomètres, je me suis dit 'trop c'est trop'", a déclaré Chas Pope, coureur britannique de 39 ans. "C'est plutôt ridicule, on est censé courir pour sa santé", a-t-il ajouté.

Depuis des années, la Chine est minée par la pollution de son air, due au charbon qui sert à produire l'électricité dans cette économie en forte croissance et par l'augmentation du nombre de voitures sur les routes.