Philippines : les chariots de tous les dangers

Aux Philippines, la ville de Manille est impossible à traverser aux heures de pointe, tant il y a d'embouteillages. Pour gagner du temps, certains habitants n'hésitent pas à emprunter des chariots de fortune, installés sur les rails des chemins de fer et poussés par ceux qu'on appelle des "trolley boys".

FRANCE 2

À Manille, aux Philippines, on peut apercevoir des parasols qui se déplacent sur une voie de chemin de fer. Ce ne sont ni des trains ni des tramways, et ces drôles de chariots n'ont même pas de moteurs. Ils sont fabriqués à partir de bouts de métal récupérés et poussés par leurs propriétaires en sandales. C'est le transport en commun le moins cher de la capitale des Philippines. Les passagers paient 15 centimes d'euros par trajet. C'est aussi le plus dangereux, car des trains peuvent surgir à tout moment.

Jusqu'à 100 passagers par jour

Les opérateurs de ces chariots vivent juste au bord des voies, dans des bidonvilles avec leur famille. Parmi eux, il y a Nino. Sa journée commence avec les premiers rayons du soleil. "J'ai commencé à 12 ou 15 ans. J'ai laissé tomber les petits boulots comme gardien de parking et je me suis concentré sur les chariots, parce qu'on gagne plus d'argent", explique-t-il. Les bons jours, Nino peut transporter jusqu'à 100 personnes.

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Aux Philippines, la ville de Manille est impossible à traverser aux heures de pointe, tant il y a d\'embouteillages. Pour gagner du temps, certains habitants n\'hésitent pas à emprunter des chariots de fortune, installés sur les rails des chemins de fer et poussés par ceux qu\'on appelle des \"trolley boys\".
Aux Philippines, la ville de Manille est impossible à traverser aux heures de pointe, tant il y a d'embouteillages. Pour gagner du temps, certains habitants n'hésitent pas à emprunter des chariots de fortune, installés sur les rails des chemins de fer et poussés par ceux qu'on appelle des "trolley boys". (FRANCE 2)