Le Mékong menacé par les barrages

Six pays, de la Chine à sa source au Vietnam à son embouchure, profitent des richesses du Mékong. Mais aujourd’hui, les projets hydroélectriques menacent faune et flore, et à terme, le mode de vie des habitants. La pêche, ressource essentielle, est la première menacée.

(AFP)
Les pêcheurs l’affirment. Les barrages construits par la Chine ont déjà des conséquences néfastes. Le niveau du fleuve dans sa partie thaïlandaise, ne dépend plus du rythme des saisons, mais des lâchers d’eau chinois. Le poisson se fait rare et les captures avec.
 
Mais le pire est peut-être à venir. Car le bas-Mékong est à son tour menacé. Le Laos, qui n’a pas grand-chose, rêve de devenir le fournisseur d’électricité de toute la région. Pas moins de onze projets de barrages hydroélectriques sont dans les cartons. Ils menacent une immense zone de pêche qui fournit trois millions et demie de tonnes de poisson par an.
 
Il y a bien une instance internationale qui vise à préserver les intérêts de chacun, la Commission régionale du Mékong. Car le Mékong coule dans six pays : Chine, Laos, Cambodge, Birmanie, Thaïlande, Vietnam.

Mais cette commission n’a qu’un rôle consultatif, et la Chine n’y participe pas. De plus, le Laos ne veut rien lâcher. En 2019, il compte bien vendre à ses voisins plus de 1200 mégawatts d'électricité, et sortir de sa pauvreté.