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La lucrative reconversion de Tony Blair

Selon la presse britannique, l'ex-premier ministre britannique toucherait quelque neuf millions d'euros par an pour conseiller le régime kazakh.

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France Télévisions
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Le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev (à gauche) lors d'une rencontre avec le Premier ministre britannique de l'époque Tony Blair, le 21 novembre 2006. (ALASTAIR GRANT/AFP)

Après Bill Clinton le conférencier, Gerhard Schröder le conseiller, voici Tony Blair le consultant. L'ancien premier ministre britannique a été recruté en tant que consultant par le Kazakhstan. Cette ex-république soviétique d'Asie centrale, riche en pétrole et au bilan démocratique critiqué, l'a annoncé lundi 24 octobre.

Selon le ministère des Affaires étrangères du pays, Blair distillera ses conseils au sujet des "domaines de la politique économique, de la gestion publique et de la politique étrangère".

Près de 10 millions d'euros de salaire annuel

Question salaire, l'ancien chef du gouvernement se montrerait très gourmand. Selon la presse britannique, Blair toucherait quelque huit millions de livres par an (environ 9,4 millions d'euros), un chiffre que le ministère kazakh n'a pas souhaité commenter, faute d'"informations à ce sujet".

Le Kazakhstan est dirigé depuis la période soviétique par le président Noursoultan Nazarbaïev, 71 ans, qui a été réélu pour un nouveau mandat de cinq ans en 2011 avec plus de 95,5 % des voix.

Autres signes du verrouillage politique présent dans le pays : seul le parti présidentiel est représenté au Parlement, et plusieurs opposants ou détracteurs du régime ont été emprisonnés ou tués depuis les années 1990.

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