Cet article date de plus de dix ans.

La Corée du Nord accepte un moratoire sur le nucléaire

Pyongyang a également accepté le retour des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). 

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Image satellite du complexe nucléaire de Yongbyon (Corée du Nord), en mars 2002. (REUTERS)

La Corée du Nord renonce à ses tests nucléaires. Les Etats-Unis ont annoncé, mercredi 29 février, que Pyongyang venait d'accepter la mise en place d'un moratoire sur le nucléaire militaire, une information confirmée ensuite par l'agence de presse nord-coréenne. L'accord suspend les lancements de missiles longue distance, les tests nucléaires et les activités d'enrichissement de l'uranium menés dans le complexe nucléaire de Yongbyon. Le pays a mené en 2006 et 2009 des essais nucléaires et disposerait, selon les spécialistes, de suffisamment de plutonium pour fabriquer entre six et huit armes nucléaires.

La Corée du Nord a également accepté le retour d'inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), expulsés en 2009. Ils se rendront à Yongbyon, pour superviser le moratoire sur l'enrichissement de l'uranium. Ces avancées font suite à des pourparlers menés en Chine et visant la reprise des négociations à six (les deux Corées, Chine, Japon, Russie, Etats-Unis) sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne. 

"Un modeste premier pas dans la bonne direction", pour Hillary Clinton

Dans le même temps, les Etats-Unis ont annoncé la reprise prochaine de leur aide alimentaire. Ils ont accepté de rencontrer les autorités nord-coréennes "afin de finaliser les détails administratifs nécessaires pour faire avancer le dossier concernant les 240 000 m3 d'assistance alimentaire" qu'ils proposent de faire parvenir dans le pays.

Selon l'agence de presse officielle nord-coréenne, les Américains ont aussi accepté d'envisager la levée des sanctions contre la Corée du Nord et de lui fournir en priorité des centrales électriques. La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a estimé que "les annonces d'aujourd'hui constituent un premier pas modeste dans la bonne direction". Le directeur général de l'AIEA, Yukiya Amano, a quand à lui jugé qu'il s'agissait d'"un important pas en avant".

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Asie-Pacifique

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.