Thaïlande : les touristes invités par leurs ambassades à respecter le deuil national

Les ambassades étrangères appellent leurs ressortissants en Thaïlande à la sobriété et à la discrétion, après la mort du roi agé de 88 ans.

Des Thaïlandais sur le passage du cortège funéraire du roi Bhumibol Adulyadej, vendredi 14 octobre à Bangkok.
Des Thaïlandais sur le passage du cortège funéraire du roi Bhumibol Adulyadej, vendredi 14 octobre à Bangkok. (MANAN VATSYAYANA / AFP)

C’est une très longue période de deuil qui s’ouvre en Thaïlande : le gouvernement a décrété jeudi 13 octobre un an de deuil national, après le décès du roi Bhumibol Adulyadej. La population thaïlandaise est invitée à s’habiller en noir et à éviter toutes festivités.

L'émotion palpable dans le pays et les ambassades étrangères à Bangkok appellent leurs touristes à ne pas troubler cette période. Le Quai d'Orsay, dans la rubrique "conseils aux voyageurs" de son site, demande aux Français d’adopter une attitude "discrète et sobre". Le Foreign office demande de son côté aux Britanniques de porter "si possible des vêtements sombres".

D’après le ministère des Affaires étrangères français, "des bars, des restaurants ou des centres commerciaux sont susceptibles d’être fermés", même si le gouvernement thaïlandais n’a pas annoncé de restrictions particulières sur la vie nocturne dans les grandes villes.

 33 millions de touristes par an

En Thaïlande, les lois protégeant la famille royale sont parmi les plus sévères au monde, et il n'y a pas de régime de faveur pour les étrangers. L’ambassade des Pays-Bas demande d’ailleurs à ses touristes d’éviter les déclarations critiques envers la dynastie royale.

En 2007 un ressortissant Suisse en état d'ébriété avait tagué des graffitis sur des portraits du roi dans la rue. Il avait été condamné à dix ans de prison pour crime de lèse-majesté, gracié quelques mois plus tard, et expulsé du pays où il vivait pourtant depuis 10 ans. Les chancelleries n'ont aucune envie de voir ce genre d'incidents se multiplier.