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Il vole un iPhone et envoie au propriétaire une liste manuscrite de ses mille contacts

En Chine, un homme qui avait dérobé un smartphone a patiemment recopié, sur 11 feuilles, le répertoire et l'a expédié par courrier.

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France Télévisions
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Le voleur de l'iPhone de Zou Bin a eu besoin de onze pages pour recopier les 1 000 contacts présents dans l'iPhone. (YAGI STUDIO / DIGITAL VISION / GETTY IMAGES)

Le voleur avait-il du coeur ? Ou, rétrospectivement, a-t-il eu peur ? En Chine, un homme qui avait dérobé un iPhone a patiemment recopié, sur 11 feuilles, la longue liste des contacts enregistrés dans le téléphone qu'il avait dérobé. Puis il l'a envoyée par courrier à son propriétaire. Le smartphone volé contenait près de 1 000 contacts. Son propriétaire, Zou Bin, qui n'avait pas de copie de sauvegarde, s'était montré plus inquiet par la perte de ces numéros que de l'objet, a relaté lundi 25 novembre l'agence Chine nouvelle.

Persuadé que le pickpocket lui avait subtilisé son téléphone alors qu'ils partageaient un taxi, Zou a envoyé des textos au ton menaçant à l'attention de son voleur. "Je sais que vous étiez assis à côté de moi. Je peux vous assurer que je vous retrouverai. Regardez dans les contacts du téléphone, et vous verrez à qui vous avez affaire...", lui a-t-il écrit.

Zou Bin travaille en effet dans le secteur des débits de boissons - qui en Chine est réputé entretenir des relations avec les gangs criminels. "Si vous avez du bon sens, renvoyez le téléphone à l'adresse suivante", a-t-il conclu en précisant cette dernière.

"J'imagine que sa main a dû enfler"

Quelques jours plus tard, il recevait un petit colis contenant sa carte SIM mais aussi 11 pages sur lesquelles étaient inscrits la totalité des numéros enregistrés dans son téléphone, a indiqué Chine nouvelle. "Cela a dû prendre horriblement longtemps pour écrire une par une les 1 000 entrées, les noms et les suites de chiffres. J'imagine que sa main a dû enfler", a commenté Zou.

Sur Weibo, équivalent chinois de Twitter, les internautes se sont délectés de cette histoire. Certains y ont même surnommé le pickpocket : "la conscience de toute la corporation (des voleurs)". Un autre a souligné : "Quel voleur sympathique et dévoué ! En voilà un qui possède de véritables valeurs éthiques."

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