Vol MH370 : les recherches pourraient prendre plusieurs années

95% d'une zone de recherches de 10km2 ont été balayés par le robot sous-marin. Sans résultat.

Le robot Bluefin-21, le 15 avril 2014, au large de l\'Australie.
Le robot Bluefin-21, le 15 avril 2014, au large de l'Australie. (AFP PHOTO / US NAVY / MASS COMMUNICATION SPECIALIST 1ST CLASS PETER D. BLAIR / RELEASED)

C'est un haut responsable de la défense américaine qui l'affirme. Les recherches pour retrouver l'épave du Boeing 777 de la Malaysia Airlines disparu depuis le 8 mars pourraient prendre plusieurs années après l'échec des fouilles sous-marines par les équipes de sauveteurs.

Depuis deux semaines, les recherches sous-marines se concentraient dans une zone de 10 km2 située dans l'océan Indien, à 2 200 kilomètres environ à l'ouest de Perth. Mais les missions menées au moyen d'un drone submersible de l'US Navy, le Bluefin-21, par 4 500 mètres de profondeur, n'ont rien donné, avant une dernière plongée de seize heures prévue ce vendredi.

95% de la zone de recherches passée au crible

"Nous avons fouillé toute cette petite zone et n'avons rien trouvé", a affirmé ce responsable sous couvert d'anonymat. Le périmètre des recherches va devoir être élargi. "Et là, on parle d'années", a-t-il ajouté.

Des responsables australiens des recherches le confirment : le drone submersible a passé au crible 95% de la zone de recherches, sans trouver le moindre signe de l'avion. Les autorités, qui avaient détecté un signal susceptible de provenir d'une des boîtes noires du Boeing de la Malaysia Airlines, estimaient pourtant que la probabilité de retrouver des traces de l'appareil dans cette zone de 10 km2 était la plus élevée.

"Cela aurait vraiment été bien de le retrouver, mais cela aurait été comme réussir une passe décisive de 80 mètres sur la première possession de balle lors d'un match de football américain, et cela n'arrive pas souvent", a poursuivi ce responsable de la défense. Des bateaux et des avions continuent toutefois de fouiller une zone bien plus large de 50 000 km2 environ à la recherche de débris flottants de l'appareil.