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Bo Xilai suspendu du bureau politique du Parti communiste chinois

Homme charismatique mais controversé en Chine, Bo Xilai avait été limogé le mois dernier de son poste de chef du Parti communiste de la ville-province de Chongqing. Sa carrière politique s'éloigne un peu plus.

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Le dirigeant déchu Bo Xilai, dont le sort est toujours en suspens, le 14 mars 2012 à Pékin (Chine). (MARK RALSTON / AFP)

L'étau se resserre autour de Bo Xilai. Cet homme politique chinois controversé, partisan d'un retour à la politique de Mao, a été limogé le mois dernier de son poste de chef du Parti communiste de la ville-province de Chongqing (30 millions d'habitants). Et il vient d'être suspendu, mardi 10 avril, du bureau politique du Parti communiste chinois. Cet homme ambitieux et charismatique, qui visait le sommet de l'Etat, voit sa carrière s'effondrer.

"Le camarade Bo Xilai est suspecté de sérieuses violations de la discipline, et le Comité central du Parti communiste chinois (PCC) a décidé de suspendre sa participation au bureau politique", a expliqué l'agence officielle Chine nouvelle, qui évoque la mise sous enquête de Bo Xilai. Par ailleurs, l'agence a indiqué le même jour que la femme de Bo Xilai était suspectée du meurtre d'un Britannique. Bo Kailai a été "remise aux autorités judiciaires et est suspectée de l'homicide volontaire" de Neil Heywood, a précisé l'agence officielle chinoise Chine nouvelle.

Son bras droit l'a entraîné dans sa chute

Il y a quelques mois encore, Bo Xilai, 62 ans, ancien ministre du Commerce connu pour ses grandes ambitions politiques, espérait intégrer le comité permanent du bureau politique, organe suprême de décision en Chine, qui sera renouvelé à l'automne lors du XVIIIe congrès du PCC.

Il a vu sa carrière s'effondrer en février à la suite de la défection de son bras droit, le maire adjoint de Chongqinq, Wang Lijun. Dans sa fuite, Wang a mis au jour de ténébreuses affaires autour de Bo et de sa famille.

Chongqing, son bastion

La chute de Bo Xilai révèle l'intensité des luttes internes au moment où une nouvelle génération s'apprête à prendre les rênes du pays. Elle pourrait accentuer les tensions entre les partisans de la vision plutôt traditionnelle du socialisme, défendue par Bo Xilai, et les promoteurs d'une ligne économiquement libérale, qui le présentent comme un dangereux opportuniste. 

Bo a en effet transformé Chongqing en une gigantesque agglomération de 30 millions d'habitants située dans le centre du pays. Ce nouveau bastion de la culture maoïste, qui se veut un modèle de développement économique égalitaire, est largement critiqué par les partisans du libre marché.

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