Birmanie : au moins 19 morts dans des combats entre des militaires et des rebelles

Les combats ont eu lieu tôt samedi matin dans un village près de Muse, entre l'armée et l'Armée nationale ta'ang de libération (TNLA), un groupe armé ethnique de l'Etat Shan.

Capture d\'écran de Google Maps pointant la ville de Muse, où des combats entre l\'armée birmane et un groupe armé ethnique de l\'Etat Shan ont fait au moins 19 morts, le 12 mai 2018.
Capture d'écran de Google Maps pointant la ville de Muse, où des combats entre l'armée birmane et un groupe armé ethnique de l'Etat Shan ont fait au moins 19 morts, le 12 mai 2018. (GOOGLE MAPS)

Nouvelles violences en Birmanie. Des combats entre des militaires et la rébellion armée ont fait au moins 19 morts, a annoncé l'armée birmane, samedi 12 mai. Les affrontements ont eu lieu dans le nord du pays, près de la frontière avec la Chine, a affirmé une source militaire interrogée par l'AFP. "Il y a 24 blessés, hommes et femmes", a-t-elle ajouté.

Plus de 130 ethnies différentes dans le pays

Les combats ont eu lieu tôt, samedi matin, dans un village près de Muse entre l'armée et l'Armée nationale ta'ang de libération (TNLA), un groupe armé ethnique de l'Etat Shan. L'armée n'a pas dit combien de rebelles, militaires et civils, figuraient parmi les victimes. Mais un responsable d'une ONG locale ayant participé à l'évacuation vers l'hôpital local évoque la présence de civils et de deux femmes, dont une enceinte, parmi les morts.

Depuis son indépendance en 1948, la Birmanie, où vivent plus de 130 ethnies différentes, est confrontée à des soulèvements de groupes qui réclament plus d'autonomie. La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix, peine à résoudre l'épineux dossier de la construction d'un Etat fédéral, malgré des pourparlers visant à mettre fin aux nombreux conflits avec des guérillas ethniques. Certaines d'entre elles font partie des plus anciens mouvements de rébellion au monde.