Haut-Karabakh : la moitié de la population de la région déplacée par les combats avec l'Azerbaïdjan

La région, peuplée de 140 000 habitants (dont 99% d'Arméniens), est la cible de tirs venus de l'Azerbaïdjan.

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Un cratère causé par une explosion, le 6 octobre 2020, dans le Haut-Karabakh, en Azerbaïdjan. (ARIS MESSINIS / AFP)

C'est un drame humanitaire. La moitié de la population du Haut-Karabakh, soit 70 à 75 000 personnes, a été déplacée par les combats entre ce territoire séparatiste peuplé d'Arméniens et l'Azerbaïdjan, a indiqué mercredi 7 octobre le médiateur de la république autoproclamée.

"Selon nos estimations préliminaires, environ 50% de la population a été déplacée, dont 90% des femmes et des enfants", a précisé le médiateur qui est chargé des questions de défense des droits des civils en temps de guerre. Ils "ont été déplacés soit à l'intérieur d'Artsakh [le nom arménien du Haut-Karabakh], ou alors sont devenus des réfugiés, se déplaçant vers d'autres lieux sûrs" hors des frontières du territoire, a-t-il dit.

Tirs répétés de roquettes

Le Haut-Karabakh est peuplé d'environ 140 000 habitants, dont 99% d'Arméniens. Les autorités locales et l'Arménie accusent l'Azerbaïdjan, depuis la reprise des hostilités le 27 septembre, de viser les civils, en particulier à Stepanakert, la capitale, peuplée d'ordinaire de 50 0000 personnes. La ville est la cible de tirs répétés de roquettes (plus particulièrement depuis vendredi), ayant forcé la majorité de la population à la fuite et ceux qui sont restés à se terrer dans les caves.

L'Azerbaïdjan affirme aussi être visé par des tirs délibérés sur sa population civile, mais n'a pas indiqué dans l'immédiat combien ont fui. Stepanakert a de nouveau subi des bombardements pendant toute la nuit de mardi à mercredi, puis vraisemblablement des frappes de drones dans la matinée.

A intervalles réguliers, presque toutes les heures, les sirènes d'alerte ont résonné dans la ville, plongée dans une obscurité quasi totale. Une succession de lourdes explosions s'en est suivie à chaque fois. Il n'était pas possible d'en déterminer avec exactitude la nature (roquette, missile, obus d'artillerie ou bombardement aérien). Selon un habitant, il s'agit de la nuit de bombardements la plus intense depuis le week-end.

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