Les Etats-Unis signent in extremis une loi de finances et échappent à la paralysie des services fédéraux

S'ils ont finalement écarté la menace d'un "shutdown", les parlementaires sont engagés dans des discussions autrement plus ardues pour éviter que les Etats-Unis ne puissent bientôt plus honorer leurs paiements.

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France Télévisions
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La présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis Nancy Pelosi signe une loi de finances pour éviter le "shutdown", le 30 septembre 2021 à Washington. (EYEPRESS NEWS / AFP)

Les Etats-Unis ont évité, jeudi 30 septembre, la paralysie des services fédéraux en signant une loi de finances qui prolonge le budget actuel jusqu'au 3 décembre. Le texte, signé par le président Joe Biden, avait été adopté plus tôt par la Chambre des représentants et le Sénat avec des majorités confortables. S'ils ont finalement écarté assez facilement la menace d'une paralysie budgétaire, surnommée "shutdown", les parlementaires sont engagés dans des discussions autrement plus ardues pour éviter que les Etats-Unis ne puissent plus honorer leurs paiements à partir du 18 octobre, ce qui implique pour le Congrès de relever la limite d'endettement du pays.

Bien conscients du danger, républicains et démocrates ne parviennent pas à se mettre d'accord sur la façon de l'éviter. Dans un Congrès profondément divisé, le sujet est devenu hautement politique car l'opposition a sciemment lié la question de la dette à un plan historique de Joe Biden. Le président démocrate prévoit 3 500 milliards de dollars pour réformer en profondeur le tissu social des Etats-Unis et investir massivement dans la lutte contre le changement climatique. Une folie exorbitante, dénoncent les républicains, qui refusent donc absolument de participer de près ou de loin à toute mesure visant à relever le plafond de la dette.

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