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Mégafeux au Canada : la barre des 10 millions d'hectares brûlés a été franchie, soit un cinquième de l'Hexagone, selon les données du gouvernement

Le précédent record absolu en matière de surfaces brûlées datait de 1989 avec 7,3 millions d'hectares, selon les chiffres nationaux du Centre interservices des feux de forêt du Canada.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Publié Mis à jour
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Vue aérienne d'un incendie en Colombie britannique (Canada), le 10 juillet 2023. (BC WILDFIRE SERVICE / ANADOLU AGENCY / AFP)

Les incendies gigantesques qui ravagent le Canada sont d'une virulence inédite. Plus de 10 millions d'hectares ont brûlé cette année, soit un cinquième de la France hexagonale, selon les données du gouvernement canadien publiées samedi 15 juillet. Le précédent record absolu en matière de surfaces brûlées datait de 1989 avec 7,3 millions d'hectares, selon les chiffres nationaux du Centre interservices des feux de forêt du Canada (CIFFC).

Pour l'instant, le pays a dénombré 4 089 feux de forêt depuis janvier, et, samedi, 905 feux étaient toujours actifs, dont 571 considérés hors de contrôle. Ce bilan, provisoire, risque encore de grimper dans les semaines à venir. Le Canada, qui se réchauffe plus vite que le reste de la planète, est confronté ces dernières années à des événements météorologiques extrêmes, dont l'intensité et la fréquence sont accrues par le réchauffement climatique lié aux activités humaines. Une grande partie du pays connaît un état de sécheresse sévère avec des précipitations très en dessous des moyennes depuis des mois et des températures chaudes.

"Pire que nos scénarios les plus pessimistes"

L'ampleur des feux et leur multitude obligent les autorités à ne pas intervenir et donc à en laisser brûler la majorité. C'est principalement la forêt boréale qui part en fumée, loin des zones habitées. Mais avec de lourdes conséquences pour l'environnement. "On se retrouve cette année avec des chiffres qui sont pires que nos scénarios les plus pessimistes", explique à l'AFP Yan Boulanger, chercheur pour le ministère canadien des Ressources naturelles. "Ce qui est complètement fou, c'est qu'il n'y a eu aucun répit depuis le début du mois de mai", analyse ce spécialiste des feux de forêt.

En début de saison, en mai, c'est l'Alberta, dans l'Ouest, qui a concentré toutes les inquiétudes en étant confronté très rapidement à une situation sans précédent. Quelques semaines plus tard, la Nouvelle-Ecosse, province atlantique au climat très doux, et surtout le Québec ont à leur tour été pris dans des mégafeux.

Depuis début juillet, c'est en Colombie-Britannique que la situation a pris un tour dramatique avec plus de 250 départs de feux en trois jours la semaine passée, déclenchés principalement par la foudre.

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