La "Dust Lady" du 11-Septembre, héroïne d'une photo emblématique, est morte

Cette survivante des attentats de 2001 à New York, est morte d'un cancer de l'estomac à 42 ans, a annoncé sa famille sur Facebook, mardi.

Marcy Borders est recouverte de cendres peu après les attentats du 11 septembre 2001, à New York (Etats-Unis).
Marcy Borders est recouverte de cendres peu après les attentats du 11 septembre 2001, à New York (Etats-Unis). (STAN HONDA / AFP)

Au moment des attentats, Marcy Borders avait 28 ans et travaillait depuis un mois pour la Bank of America, qui se trouvait dans l'une des tours jumelles du World Trade Center. Cette survivante des attentats du 11 septembre 2001 à New York, immortalisée par une photo emblématique prise lors de la tragédie, est morte d'un cancer de l'estomac à l'âge de 42 ans, a annoncé sa famille sur Facebook, mardi 25 août.

Marcy Borders est recouverte de cendres peu après les attentats du 11 septembre 2001, à New York (Etats-Unis).
Marcy Borders est recouverte de cendres peu après les attentats du 11 septembre 2001, à New York (Etats-Unis). (STAN HONDA / AFP)

Lorsque l'une des deux tours s'est effondrée, Marcy Borders avait trouvé refuge dans un immeuble voisin, où Stan Honda, photographe de l'AFP, avait pris une photo d'elle qui a fait le tour du monde. La jeune femme y apparaissait entièrement recouverte d'une épaisse couche de cendres, qui lui a valu, aux Etats-Unis et dans le monde, le surnom de "Dust Lady" ("Dame poussière"). Sur le cliché, Marcy Borders, bouleversée par les attaques, était enveloppée d'un nuage de poussière et semblait éclairée de derrière par une inquiétante lumière jaune.

Depuis 2001, elle vivait "toujours dans la peur"

Après les attentats, Marcy Borders a sombré dans une longue spirale de chômage, dépression, alcoolisme et de consommation de drogues, bien qu'elle ait finalement réussi à se rétablir en 2011. Depuis le 11-Septembre, elle a passé la majorité de son temps dans un très modeste appartement du New Jersey, non loin de Manhattan et des lieux des attentats, sans soutien psychologique ni financier, avait-elle assuré à l'AFP en 2012.

Elle expliquait "toujours vivre dans la peur" et rarement sortir de chez elle, ne pouvant s'imaginer retourner "dans ces cibles, les ponts, les tunnels, les stations de métro". Marcy Borders avait entamé un traitement contre le cancer il y a un an, suggérant que sa maladie pourrait être liée aux polluants chimiques émis lors de l'écroulement des tours du World Trade Center.