Exode au Canada après les incendies de Fort McMurray

La population locale, victime de forts incendies, n'a d'autre choix que de quitter la ville, dans laquelle leurs maisons sont parties en fumée.

France 2

Le brasier qui ravage Fort McMurray, filmé de l'intérieur dans une maison, par une caméra de surveillance qui fonctionne encore. Le détecteur de fumée sonne dans le vide. Petit à petit, le feu détruit totalement l'édifice. À la sortie de la ville, c'est l'exode : des files de voitures interminables. Escortés par les policiers, près de 100 000 habitants ont dû se résoudre à partir pour échapper aux flammes. Seules les citernes de pompiers font le chemin inverse. Pour ceux qui ont fui, c'est la fin du cauchemar. "Peu importe le reste, au moins on est ensemble, nous sommes chanceux", témoigne ce couple, soulagé et ému. Dans la ville, certains quartiers ont été totalement dévastés par les flammes. L'homme qui filme ces images revient chez lui pour la première fois. "C'est ma maison. Enfin, c'était ma maison", déplore-t-il.

Le chaos loin d'être terminé

En quatre jours, plus de 100 000 hectares de forêt sont partis en fumée, l'équivalent de dix fois la ville de Paris. Les pompiers, 1 200 en tout, sont épuisés. Mais les autorités le reconnaissent : impossible pour l'heure de contenir le feu, il continue de progresser. Aujourd'hui, le vent éloigne le feu de la ville, vers les zones forestières. Les autorités, débordées, comptent sur la météo : seule la pluie pourrait ralentir la progression des feux. Pour les éteindre totalement, il faudra de toute façon des semaines d'interventions.

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Des habitants de la région de Fort McMurray, en Alberta (Canada), fuient la ville, menacée par un incendie, mardi 3 mai 2016. 
Des habitants de la région de Fort McMurray, en Alberta (Canada), fuient la ville, menacée par un incendie, mardi 3 mai 2016.  (CITIZENSIDE/JOSHUA BROPHY / CITIZENSIDE / AFP)