Guatemala : un Français, directeur d'une ONG, tué dans une région indigène
Benoît Maria, directeur de l'ONG Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF) au Guatemala, vivait depuis plus de vingt ans dans le pays. Selon des médias locaux, il a été tué par balles lundi, à 85 kilomètres de la capitale.
Le Français Benoît Maria, directeur de l'ONG Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF) au Guatemala, a été tué lundi 10 août, lors d'une attaque armée dans le nord-est du pays, ont annoncé une organisation de défense des droits de l'homme et la presse locale.
"Nous dénonçons le meurtre du défenseur des droits humains Benoît Maria", a écrit sur son compte Twitter l'Unité de protection des défenseurs des droits humains du Guatemala (Udefegua), réclamant une enquête du ministère public.
Selon plusieurs médias locaux, Benoît Maria était au volant d'une camionnette sur une route située près du village indigène de San Antonio Ilotenango, à quelque 85 km au nord-ouest de la capitale Guatemala, lorsqu'il a été tué par balles. Le mobile de cette attaque n'était pas connu dans l'immédiat.
Il vivait depuis plus de vingt ans au Guatemala
L'ambassade de France au Guatemala a fait part dans un communiqué de sa "consternation". "Bien connu de l'ambassade de France, M. Maria œuvrait pour améliorer le sort des populations les plus défavorisées de l'ouest du pays", est-il indiqué.
Déclaration de l’Ambassade de France suite à l’assassinat du ressortissant français Benoit Maria . . Pronunciamiento de la Embajada de Francia tras el asesinato del ciudadano francés Benoit Maria
Publiée par Embajada de Francia en Guatemala y en Belice sur Lundi 10 août 2020
Selon Jorge Santos, coordinateur d'Udefegua, Benoît Maria était à la tête d'AVSF et vivait depuis plus de vingt ans au Guatemala, où il a notamment apporté son soutien à des projets agricoles en faveur des communautés indigènes mayas Ixil.
Il a également participé à la création en 2011 de l'université d'Ixil, dans le département de Quiché, dédiée au savoir ancestral des peuples autochtones.
Commentaires
Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.