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Dilma Rousseff réélue présidente du Brésil avec 51,45% des voix

La présidente brésilienne sortante devance d'une très courte tête son adversaire de centre droit Aecio Neves. 

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France Télévisions
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Dilma Roussef, le 19 décembre 2013 à Sao Paulo (Brésil).  (PAULO WHITAKER / REUTERS)

Dilma Rousseff a été réélue présidente du Brésil avec une courte avance sur son adversaire de centre-droit Aecio Neves, selon des résultats officiels publiés dimanche 26 octobre. Elle a immédiatement fêté cette annonce sur Twitter et remercié ses électeurs. ("Merci beaucoup").

La présidente de gauche, candidate du Parti des travailleurs (PT) l'a emporté avec 51,64% des voix contre 48,36% au candidat du Parti social-démocrate brésilien (PSDB), selon les résultats définitifs. Un succès en demi-teinte puisque la différence s'est jouée sur à peine trois millions de vote, alors que 142,8 millions d'électeurs étaient convoqués aux urnes. Il s'agit de la présidentielle la plus serrée depuis la fin en 1985 de la dictature militaire au Brésil.

Victorieuse dans le Nord-Est, mais battue à Sao Paulo

Comme prévu, la présidente l'a largement emportée dans les régions pauvres du Nord-Est. Mais si elle a largement perdu dans l'Etat de Sao Paulo, fief du PSDB, elle a remporté une large victoire dans les deux grands Etats de Rio et de Minas Gerais, - le bastion de M. Neves - dans le sud sud-est industrialisé.

Le candidat de centre-droit promettait, sans toucher aux programmes sociaux populaires de la gauche, un choc de gestion libéral pour relancer l'économie brésilienne en panne et lutter contre l'inflation et la corruption qui fragilisent le PT.

Un appel au dialogue

Tirant les leçons de cette petite victoire, Dilma Rousseff a immédiatement prononcé un discours d'apaisement et appelé au dialogue avec ses adversaires. "Le dialogue, c'est le premier engagement de mon nouveau mandat", a lancé Dilma Rousseff à Brasilia devant ses partisans en liesse, promettant d'être "une bien meilleure présidente que jusqu'à présent".

La présidente de la 6e puissance économique mondiale s'est aussi engagée à mener une profonde réforme politique et à renforcer la lutte contre la corruption. Dilma Rousseff n'aura pas la tâche facile. Elle devra redresser une économie en panne et réconcilier les Brésiliens alors qu'elle sera confrontée à un parlement morcelé et plus conservateur qu'en 2010, et à des milieux d'affaires qui l'ont prise en grippe en raison de son interventionnisme.

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