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John Kerry prend la tête de la diplomatie américaine

Le sénateur prend la succession de Hillary Clinton au poste de secrétaire d'Etat. 

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Temps de lecture : 1 min
Le sénateur du Massa chusetts John Kerry, le 20 décembre 2012 à Washington (Etats-Unis). (DREW ANGERER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

John Kerry remplace Hillary Clinton. Le président des Etats-Unis, Barack Obama, a nommé vendredi 21 décembre le sénateur démocrate à la tête du département d'Etat, le ministère des Affaires étrangères américain. Que faut-il attendre de l'arrivée à la tête de la diplomatie américaine de cet homme expérimenté, proche du président ? 

Pourquoi John Kerry ?

Ce choix était attendu depuis que l'ambassadrice américaine auprès des Nations unies à l'ONU, Susan Rice, avait indiqué la semaine dernière qu'elle renonçait à briguer le poste de chef de la diplomatie de la première puissance mondiale. Proche de Barack Obama, elle faisait partie des favoris avec John Kerry pour succéder à Hillary Clinton, qui avait annoncé son départ avant même la réelection de Barack Obama.

Candidat malheureux à la présidence américaine en 2004 contre George W. Bush, John Kerry, sénateur du Massachusetts (nord-est) depuis 1985, vient d'avoir 69 ans. En tant que chef, depuis quatre ans, du puissant Comité des affaires étrangères du Sénat, il possède déjà une solide expérience des dossiers diplomatiques et a servi d'émissaire à Barack Obama dans des dossiers sensibles, notamment au Pakistan et en Afghanistan.

Après Clinton, rupture ou continuité ?

Devenir secrétaire d'Etat est pour John Kerry "une ambition qui remonte à de longues années", selon The New York Times (en anglais). Mais l'ancien candidat démocrate à la présidence s'apprête à trouver une administration où "les principales stratégies de politique étrangère sont déjà définies". Signe qu'une certaine continuité devrait prévaloir, Hillary Clinton elle-même penchait pour la nomination de John Kerry plutôt que celle de Susan Rice, rapportait en novembre le Chicago Sun Times.

Toutefois, tandis qu'Hillary Clinton jouait un "rôle généraliste", John Kerry se concentrera "sans doute sur certains dossiers ou certaines régions", estime Peter Mandaville, politologue à l'université de George-Mason (Virginie), interrogé par France 24. La rupture est aussi à chercher dans l'anecdote : John Kerry va devenir le premier homme blanc à occuper ce poste depuis le départ de Warren Christopher en 1997. Lui avaient succédé Madeleine Albright, Colin Powell, Condoleezza Rice et Hillary Clinton, comme le rappelle The New York Times.

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