Soudan : sept manifestants tués dans de nouveaux rassemblements anti-putsch

Depuis que le général Abdel Fattah al-Burhan, chef de l'armée, a mené le 25 octobre un coup d'Etat, le pays ne cesse de s'enfoncer dans la violence.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Rassemblement contre le pouvoir militaire à Khartoum, au Soudan, le 17 janvier 2022.  (AFP)

Nouvelle journée de violence, lundi 17 janvier, au Soudan. Sept manifestants ont été tués lors des mobilisations contre le pouvoir militaire. Bravant un quadrillage sécuritaire serré et des troupes équipées d'armes lourdes, des milliers de Soudanais ont de nouveau scandé "Les militaires à la caserne" et "Le pouvoir au civil" en tentant d'approcher du palais présidentiel à Khartoum, ou ailleurs dans le pays.

Dans la capitale, les partisans d'un pouvoir civil dans un pays sorti en 2019 de trois décennies de dictature militaro-islamiste, ont essuyé des tirs "à balles réelles", mais aussi une pluie de grenades lacrymogènes et assourdissantes et des tirs des canons à eau, rapportent des médecins.

Des blessés et des médecins attaqués dans les hôpitaux

En tout, depuis le putsch du 25 octobre, 71 manifestants ont été tués. La police, de son côté, assure qu'un de ses généraux a été poignardé à mort lors de récentes manifestations.

Depuis que le général Abdel Fattah al-Burhan, chef de l'armée, a rebattu les cartes avec son coup de force, le pays ne cesse de s'enfoncer dans la violence. Les forces de l'ordre vont même jusqu'à attaquer des blessés et des médecins dans les hôpitaux, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Soudan

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.