Soudan : un mois après le putsch, l'armée accepte le retour au pouvoir du Premier ministre Abdallah Hamdok

Cet accord a été annoncé après des semaines de médiation pour sortir ce pays de la grave crise marquée par la répression des manifestations contre l'armée.

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France Télévisions
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Manifestation à Khartoum (Soudan) le 20 novembre 2021 contre le coup d'Etat. (AFP)

Près d'un mois après le coup d'Etat militaire au Soudan, un accord a été conclu pour un retour du Premier ministre Abdallah Hamdok à son poste et la libération des responsables civils. Un groupe de médiateurs soudanais, incluant des journalistes, des universitaires et des politiciens ont diffusé un communiqué dimanche 21 novembre détaillant les principaux points de l'accord. On ignore dans l'immédiat la date du début d'application de cet accord.

Le 25 octobre, le général Abdel Fattah Al-Burhane, chef de l'armée, a rebattu les cartes d'une transition politique chancelante au Soudan, en faisant arrêter la quasi-totalité des civils au sein du pouvoir et en décrétant l'état d'urgence. Il a notamment détenu puis placé en résidence surveillée Abdallah Hamdok. Ce dernier dirigeait le gouvernement de transition installé au côté des militaires après la chute en 2019 du régime du général Omar El-Béchir en 2019.

Depuis le coup d'Etat, des protestations contre l'armée et appelant au retour du pouvoir civil ont eu lieu, principalement à Khartoum, la capitale du pays. La répression des manifestations contre l'armée a fait 40 morts et des centaines de blessés depuis le putsch, selon un syndicat de médecins prodémocratie. La communauté internationale a dénoncé ces violences et appelé à un retour du pouvoir civil.

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