VIDEO. Au Malawi, Theresa Kachindamoto lutte contre le mariage forcé des enfants

Au Malawi, un des pays les plus pauvres au monde, les mariages précoces sont monnaie courante. Theresa Kachindamoto, chef du district de Dedza, s'évertue à mettre un terme à ces pratiques.

BRUT

Au Malawi, près de la moitié des jeunes filles sont mariées avant leurs 18 ans et certaines d'entre elles sont déjà mères alors qu'elles n'ont pas 15 ans. Pourtant, ces mariages précoces sont illégaux. En 2017, un amendement a été adopté pour que cette pratique soit interdite mais la législation est fréquemment contournée à cause de la grande pauvreté qui ronge le pays. En effet, nombreux sont les parents contraints de marier leur fille faute d'avoir les moyens financiers suffisants pour la nourrir ou la scolariser. Theresa Kachindamoto, chef du district de Dedza, met tout en œuvre pour mettre un terme à ces procédés. "Je me suis promis qu'il n'y aurait plus aucun mariage forcé de jeunes filles dans mon district", assure-t-elle. 

Convaincre les familles 

Depuis qu'elle est à la tête de son district, Theresa Kachindamoto a déjà fait annuler plus de 3000 mariages. Elle rencontre régulièrement des familles pour les dissuader d'arranger de telles unions dans un but économique. Pour la femme politique, la clé du problème réside dans l'éducation. "J'essaie de les convaincre que s'ils éduquent leur fille, ils auront tout à gagner dans le futur", explique la militante.

Au Malawi, plus de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté.