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Egypte : le harcèlement des touristes coûtera jusqu’à 500 dollars

Le parlement égyptien a approuvé le 23 avril 2018 une loi interdisant la mendicité ou la vente sur les sites archéologiques. Une nouvelle mesure censée promouvoir le tourisme dans le pays.
Article rédigé par Eléonore Abou Ez
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 1 min
Des touristes posent devant le complexe des pyramides de Gizeh, dans la banlieue de la capitale égyptienne, en mars 2018

	  (FETHI BELAID / AFP)

Promenade en chameau, petit bibelot souvenir ou cartes postales… Plus question de déranger les touristes sur les sites archéologiques égyptiens. La nouvelle loi adoptée au Parlement prévoit une amende allant jusqu’à 10.000 livres egyptiennes (environ 460 euros) à quiconque harcèle les visiteurs «dans l'intention de mendier, de promouvoir, d’offrir ou de vendre un bien ou un service».

Le gouvernement espère ainsi protéger le secteur touristique qui représente 12% de l'économie.

Trop ou pas assez
Cette nouvelle loi fait polémique. Certains députés ou responsables trouvent que la sanction n’est pas suffisante.

«Il devrait y avoir une peine d’emprisonnement», a notamment affirmé l’ancien ministre des Antiquités Zahi Hawas, qui souligne que le harcèlement des touristes nuit à l’économie.

Mais pour d’autres, la loi ne sera pas dissuasive. «Ces gens vivent ici et comptent sur cela pour leur subsistance. La police ne sera pas en mesure de faire quoi que ce soit», a souligné un guide touristique cité par Egyptian Streets.

Reprise du tourisme ?
Si le harcèlement dérange les touristes, l’adoption d’une loi ne va pas forcément les faire revenir.

L’un des secteurs les plus importants de l’économie du pays est en crise depuis 2011 en raison de l’instabilité du pays et de l'insécurité. Le nombre de touristes est passé de 14,7 millions à 5,3 millions en 2016.

Mais la tendance semble s’inverser et une timide reprise s’est amorcée ces derniers mois.
 

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