DIAPORAMA. Depuis bientôt un siècle, le Blue Train d’Afrique du Sud est l'égal des mythiques trains européens

Le joyau de la compagnie publique Transnet est un train prestigieux comme L’Orient-Express. Il offre confort et luxe à ses passagers fortunés.

En raison de l’épidémie de Coronavirus, le célèbre Blue Train d’Afrique du Sud, a été obligé de rester en gare plusieurs mois. S’il a pu reprendre ses activités en novembre 2020, la grande majorité de ses voyageurs, habituellement de riches étrangers, a disparu, remplacée par des passagers sud-africains.

10 photos de Marco Longari illustrent ce propos.

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Obligé de casser ses prix pour pouvoir remplir ses luxueux wagons, le Blue Train sud-africain, qui a été inauguré en 1923, est aujourd’hui principalement fréquenté par des autochtones. Mais malgré la baisse des tarifs, seules les classes aisées peuvent encore en profiter, car un voyage coûte a minima quelque 1300 euros par personne en pension complète, une petite fortune dans un pays aux fortes disparités, précise l’AFP. Le revenu mensuel moyen par habitant s'élève à 420 euros.    MARCO LONGARI / AFP
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La plupart des voyageurs restent donc principalement des hommes d’affaires ou des couples, surtout blancs et plutôt âgés. "Normalement, on serait aux Etats-Unis, mais avec le Covid, on se retrouve à explorer notre propre pays. Le Blue Train était tentant, mes grands-parents l'ont pris et m'avaient raconté", déclare un conseiller financier de 54 ans, accompagné de son épouse. Et comme l’explique Mashiko Setshedi, médecin au Cap, accompagnée de sa mère : "J'en rêve depuis longtemps, mais avant jamais je n'aurais pu (me l’offrir)." Un employé ajoute : "Les clients ne font ce voyage qu'une fois dans leur vie." Certains se l’offrent pour leur lune de miel.    MARCO LONGARI / AFP
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Avant l’embarquement, les porteurs s'affairent à transporter les bagages pendant que les passagers patientent dans un salon de la gare, un verre de champagne ou de vin offert par la compagnie à la main. Puis un majordome les accueille et les accompagne à leurs cabines. Le voyage peut alors commencer. Mais attention, Covid oblige, pour monter dans ce prestigieux train, il faut d’abord avoir fait un test pour prouver sa négativité.       MARCO LONGARI / AFP
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Entre Pretoria, la capitale, et Le Cap, à travers champs, bidonvilles, centres urbains et paysages de rêve, le Blue Train parcourt 1600 kilomètres. La liaison entre Le Cap et Port Elizabeth (Gqeberha depuis peu), le long de la côte Sud, est considéré comme le trajet le plus spectaculaire avec ses paysages magnifiques. Les touristes apprécient aussi particulièrement la portion le long du parc Kruger, la plus grande réserve animalière d'Afrique du Sud.   MARCO LONGARI / AFP
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Mais à cause de la pandémie, le BlueTrain, doit relever un défi de taille car beaucoup de gares ont été pillées pendant le confinement par des ferrailleurs de circonstances, en détresse économique sévère, précise l’AFP. Sechan Pillay, le directeur du train, déclare qu'il ne sait pas si celui-ci pourra aller jusqu'à Pretoria. Mais il rassure les passagers : si ce n’est pas possible, ils seront ramenés à bon port d'une façon ou d'une autre.    MARCO LONGARI / AFP
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Le train et ses dix-neuf wagons circulent à la vitesse de 90 à 100 kilomètres par heure maximum. La lenteur fait partie du voyage, leur permettant ainsi d’admirer plus facilement les divers paysages traversés (vignobles, vergers, déserts, montagnes…). Les voitures, tout de cuivre et de boiseries, proposent différents lieux où se retrouver ainsi que plus d’une trentaine de suites où loger.      MARCO LONGARI / AFP
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Deux voitures-salons avec baies vitrées (fumeur et non-fumeur) permettent de tenir des conférences ou simplement se détendre. Elles sont équipées de fauteuils en cuir. Bar, bibliothèque ou table de bridge sont également à la disposition de la clientèle. Une moquette recouvre le sol et les compartiments sont insonorisés.    MARCO LONGARI / AFP
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Toutes les cabines privées sont dotées d’une salle d’eau avec douche et certaines d’une baignoire. Les chambres climatisées, aux boiseries en bouleau, possèdent toutes un secrétaire, une armoire. Matelas fermes et édredons moelleux équipent les lits.      MARCO LONGARI / AFP
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A l'heure du dîner, tongs et bermudas sont remisés au placard. Les hommes sont tenus de porter une veste, les femmes d'être "aussi élégantes que possible", rappelle le directeur du train, via les haut-parleurs. Le menu propose différentes options et le vin est servi au verre pour accompagner chaque plat. Le vin sud-africain doux de Constantia, "le préféré de Mandela", rappelle à l’AFP Sydney, le responsable du wagon restaurant, accompagne le dessert.   MARCO LONGARI / AFP
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Pour éviter que l’argent ne circule à bord, les voyageurs ont rangé leur portefeuille dès l'embarquement. Car ici, tout est compris du petit déjeuner au cigare de fin de soirée. Seul compte le "luxe de la lenteur". Papotages, lectures ou jeux de cartes, chacun imprime son rythme. "On se détend, on profite de la vue, rien d'autre à faire", déclare un retraité des chemins de fer.    MARCO LONGARI / AFP