Dakar lance son premier «bus rapide dédié» entre la banlieue et le centre-ville

Asphyxiée par les embouteillages, la ville de Dakar a lancé le 18 septembre 2018 son premier bus rapide sur voie réservée. Ce système expérimenté dans plusieurs villes d’Amérique Latine doit fluidifier le transport entre la banlieue de la capitale sénégalaise et le centre-ville. Une solution à faible coût pour réduire le trafic et répondre aux défis posés par une urbanisation mal contrôlée.

80% des déplacements dans la ville de Dakar se font par transport collectif.
80% des déplacements dans la ville de Dakar se font par transport collectif. (GEORGES GOBET / AFP)

Les autorités sénégalaises ont lancé la première ligne du Bus Rapid Transit (BRT). Un système de voies dédiées, exclusivement réservées aux bus, qui devrait réduire de moitié le temps de parcours entre Guédiawaye (banlieue) et le Centre de Dakar.

L’agglomération de Dakar, qui abrite 23% de la population sénégalaise, est souvent congestionnée. Les transports publics comptent pour près de 80% des 1,7 million de trajets motorisés chaque jour dans l’agglomération.

Comme dans beaucoup de ville africaines, le centre de Dakar concentre les activités administratives et commerciales et en périphérie se trouvent les logements. 

Réduire le trafic automobile
D’une capacité journalière de 300.000 passagers, la ligne BRT réduira le temps de trajet et doublera le nombre de personnes transportées. Cela soulagera d’autant les autres flux de transports.

Le transport collectif est une question cruciale pour les villes africaines et le système de bus rapides sur voie réservée est une partie de la solution.

Le coût de cette ligne, estimé à 300 milliards de francs CFA, soit près de 450 millions d’euros, sera financé en grande partie par la Banque européenne d’Investissements.

Cela comprend la construction de vingt stations, de trois terminaux, d’une flotte de bus peu polluants et d'un Système de transport intelligent, réduisant au minimum le temps d’arrêt à chaque station.