Covid-19 : le Maroc prolonge le couvre-feu et suspend ses liaisons aériennes avec quatre pays

Le Maroc, qui a enregistré un premier cas du variant britannique, renforce le couvre-feu en interdisant les fêtes, les rassemblements, et en fermant commerces et restaurants à 20h. 

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Les forces de sécurité demandent aux habitants de se conformer aux mesures sanitaires pour endiguer la propagation du coronavirus à Salé, au Maroc, le 27 décembre 2020. (JALAL MORCHIDI / ANADOLU AGENCY)

Le gouvernement marocain a décidé de prolonger jusqu'au 2 février le couvre-feu instauré depuis un mois pour faire face à la propagation du Covid-19 et à l'apparition de nouvelles souches du virus, selon un communiqué de l'exécutif. Ce couvre-feu en vigueur de 21h à 6h dans tout le pays est renforcé par l'interdiction des fêtes, des rassemblements et la fermeture des restaurants et commerces à 20h. Ces mesures visent à répondre à "l'évolution de la situation épidémiologique au niveau mondial et à l'apparition de nouveaux variants du virus dans des pays voisins", selon le communiqué.

Variant britannique

Le ministère de la Santé a annoncé, lundi 18 janvier, que la première contamination par le variant britannique du virus avait été détectée chez un passager marocain arrivé d'Irlande dans le port de Tanger-Med à bord d'un bateau en provenance de Marseille.

(Annonce du premier cas du variant britannique ci-dessous :)

A la suspension des liaisons avec la Grande-Bretagne, l'Afrique du Sud et le Danemark, s'est ajoutée cette semaine une interdiction des vols et des passagers en provenance d'Australie, du Brésil, d'Irlande et de Nouvelle-Zélande, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Le Maroc, pays de 35 millions d'habitants où l'état d'urgence sanitaire a été déclaré mi-mars, comptabilise au total plus de 460 000 cas de contamination, dont 7 977 décès, selon le dernier bilan officiel.

Polémique

Le chef du gouvernement, Saad-Eddine El Othmani, a fait état mardi 19 janvier d'"une amélioration relative" de la situation épidémiologique tout en appelant à rester "vigilants", lors d'une intervention devant le Parlement. L'opposition l'accuse de ne pas mettre en place une stratégie de vaccination nationale. 

"Il est tout à fait normal que la population s'interroge sur la date de lancement de la campagne de vaccination. Nous sommes prêts. (...) Nous allons attendre car il y a une demande mondiale accrue sur les vaccins"

Saad-Eddine El Othmani, chef du gouvernement

Intervention devant le Parlement

Les médias locaux parlent d'un "fiasco" en pointant un déficit de communication sur cette campagne destinée à vacciner 25 millions d'adultes. Les autorités ont annoncé fin décembre avoir commandé 65 millions de doses des vaccins britannique AstraZeneca/Oxford et chinois Sinopharm. Une autorisation temporaire d'urgence a été délivrée début janvier au vaccin britannique.

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