Sénégal : la journée de manifestation prévue samedi reportée

Le mouvement de contestation qui soutient l'opposant Ousmane Sonko a suspendu sa journée de "mobilisation pacifique", après un appel à l'apaisement des responsables musulman et chrétien.

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France Télévisions
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Des manifestants rassemblés sur la place de la Nation, à Dakar (Sénégal), le 8 mars 2021. (JOHN WESSELS / AFP)

Quelques jours après les pires heurts qu'ait connus le Sénégal depuis une décennie, la journée de "manifestation pacifique", prévue samedi 13 mars, a été reportée par le mouvement de contestation qui soutient l'opposant Ousmane Sonko. Le report de ces rassemblements, qui présentaient le risque de nouvelles violences, a été annoncé vendredi en milieu de soirée par le Mouvement pour la défense de la démocratie (M2D), après un appel à l'apaisement des milieux musulman et chrétien.

Ce collectif récemment créé, qui inclut le parti Pastef-Les Patriotes d'Ousmane Sonko, avait lancé un appel aux rassemblements samedi après-midi sur la place de la Nation à Dakar et dans tout le pays. Dans un communiqué, il "appelle le peuple à rester mobilisé et attentif" mais ne fixe pas de nouvelle date pour manifester.

En fin de journée, les khalifes généraux des grandes confréries musulmanes, très influentes au Sénégal, et les représentants de l'Eglise catholique avaient invité une nouvelle fois la majorité, la société civile et l'opposition "à poursuivre le travail déjà entamé dans le sens de la pacification".

Au moins cinq morts lors des affrontements

Le Sénégal a été le théâtre la semaine passée d'affrontements entre jeunes et forces de l'ordre, de pillages et de saccages après l'arrestation d'Ousmane Sonko, arrivé troisième de la présidentielle de 2019 et pressenti comme un des principaux candidats à celle de 2024.

Ces violences ont fait au moins cinq morts. Les tensions sont retombées mardi, au lendemain de la libération d'Ousmane Sonko et d'une allocution du président Macky Sall appelant à "l'apaisement". Les guides religieux étaient déjà intervenus en coulisses pour appeler les parties à la retenue.

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