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Plus de 3 000 personnes auraient été tuées au Soudan du Sud en une semaine

Parmi ces victimes, 2 182 femmes et enfants, annoncent vendredi les autorités de l'Etat de Jonglei. Un bilan non confirmé pour l'heure par les Nations unies. 

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France Télévisions
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Photo diffusée par les Nations unies le 5 janvier 2011, montrant des réfugiés fuyant les violences interethniques dans la région de Pibor, au Soudan du Sud.  (ISAAC BILLY / UN / AFP)

Les violences interethniques s'accentuent au Soudan du Sud. Plus de 3 000 personnes ont été tuées la semaine dernière dans l'Etat de Jonglei, a affirmé vendredi 6 janvier le chef de l'administration locale où ces tueries ont eu lieu.

"Nous avons compté les corps, et nous avons calculé, à ce stade, que 2 182 femmes et enfants, ainsi que 959 hommes, ont été tués", précise Joshua Konyi, chef de l'administration de la région de Pibor.

Le bétail au cœur du conflit

Ce bilan n'a pas été confirmé par une autre source, alors que les Nations unies ont estimé à ce jour que des dizaines et "peut-être" des centaines de personnes avaient été tuées.

Quelque 6 000 jeunes hommes armés de la tribu des Lou Nuer ont marché la semaine dernière sur la localité de Pibor et ses environs, peuplés par la tribu des Murle, qu'ils accusent d'avoir dérobé leur bétail. Ils ne se sont retirés que lorsque l'armée du Soudan du Sud a ouvert le feu.

Le porte-parole de l'armée du Soudan du Sud, Philip Aguer, a indiqué attendre les rapports de ses soldats sur place, affirmant "qu'il fallait aller dans les villages compter tous les corps pour qu'un bilan soit crédible".

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