VIDEO. Serge Lazarevic, quatre mois après sa libération : "Je survis"

Au Mali, l'ancien détenu français a côtoyé "quatre à cinq mois" Sjaak Rijke, l'otage néerlandais libéré lundi par des soldats des forces spéciales françaises.

HUGO CLEMENT et ERIC DELAGNEAU, - FRANCE 2

Au Mali, il a côtoyé "quatre à cinq mois" Sjaak Rijke, l'otage néerlandais libéré lundi 6 avril par des soldats des forces spéciales françaises. Serge Lazarevic, ancien détenu d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, a profité de la libération de son ancien compagnon d'infortune pour revenir devant les caméras de France 2 sur ses conditions de vie, près de quatre mois après son retour en France.

"J'attendais davantage d'aide ici"

"Je ne vais pas très bien", lâche-t-il d'emblée. "La santé, ce n'est pas extraordinaire... Je survis quoi. Je ne peux pas encore travailler. Je tiens trois, quatre heures, et il faut que je m'allonge", raconte-t-il encore, expliquant n'avoir "récupéré grand-chose" depuis sa libération. "Parfois, la nuit, j'ai l'impression que je meurs. Mais bon, je suis toujours là".

Sans se départir de son sourire, Serge Lazarevic confie qu'il s'attendait à être davantage soutenu à son retour. "C'est dur, mais j'ai supporté ça depuis trois ans. J'attendais plus d'aide ici. Certains m'ont aidé, mais ils ne sont pas beaucoup", juge-t-il.

Serge Lazarevic s\'adresse aux médias après son arrivée à la base aérienne de Villacoublay (Yvelines), le 10 décembre 2014.
Serge Lazarevic s'adresse aux médias après son arrivée à la base aérienne de Villacoublay (Yvelines), le 10 décembre 2014. (MUSTAFA YALCIN / ANADOLU AGENCY / AFP)