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Moines de Tibéhirine : la visite très discrète du juge Trévidic en Algérie

Marc Trévidic et sa collègue Nathalie Poux doivent se rendre dimanche en Algérie pour enquêter sur le rapt et la décapitation de ces moines français, en 1996. Pour l'instant, aucune information n'a filtré sur cette mission délicate.

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Le juge antiterroriste Marc Trévidic, le 28 février 2013 à Paris. (REMY DE LA MAUVINIERE/AP/SIPA / AP)

Une discrétion absolue entoure la visite du juge antiterroriste français Marc Trévidic, prévue à partir du dimanche 12 octobre en Algérie, dans le cadre d'une enquête sur l'assassinat des moines de Tibéhirine en 1996. Marc Trévidic est arrivé dimanche en milieu d'après-midi à Alger, "accompagné de deux personnes", selon une source proche du dossier citée par l'AFP, qui n'a pas donné de détails sur leur identité. Aucune information n'a pu non plus être obtenue sur le déroulé de leur mission.

Une autopsie des têtes prévue

Les juges Marc Trévidic et Nathalie Poux avaient demandé à se rendre en Algérie il y a près de trois ans, dans une commission rogatoire internationale. Ils devaient y rester une semaine environ. Ce voyage a fait l'objet de longues tractations entre Paris et Alger, où une enquête est également en cours. Et les deux reports successifs, après l'accord de principe donné par Alger en novembre 2013, avaient suscité l'agacement du juge TrevidicLa mission intervient dans un contexte sécuritaire tendu trois semaines après une nouvelle tragédie impliquant un ressortissant français, l'enlèvement suivi de la décapitation du guide de montagne Hervé Gourdel en Kabylie, à l'est d'Alger

La délégation française doit notamment participer à une autopsie des têtes des religieux français, enterrées dans les jardins de leur ancien monastère isolé de Tibéhirine, près de Médéa (80 km au sud d'Alger). Christian de Cherge, Luc Dochier, Paul Favre Miville, Michel Fleury, Christophe Lebreton, Bruno Lemarchand et Célestin Ringeard avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996. Le rapt avait été revendiqué un mois plus tard par le Groupe islamique armé (GIA) via un communiqué signé de son "émir" Djamel Zitouni.

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