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Les têtes des moines de Tibéhirine vont être autopsiées

Le juge Marc Trévidic a obtenu, en Algérie, le feu vert pour autopsier les têtes des moines de Tibéhirine, tués en 1996. Le reste des corps n'a jamais été retrouvé.

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France Télévisions
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Photo non datée montrant six des sept moines de Tibéhirine enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 en Algérie. (AFP)

Pour faire avancer son enquête, Marc Trévidic va pouvoir étudier les restes des religieux assassinés. Le juge français a obtenu, en Algérie, le feu vert pour autopsier, l'année prochaine, les têtes des moines de Tibéhirine, dans le cadre de son enquête sur leur assassinat. Les têtes des moines avaient été retrouvées en 1996 au bord d'une route de montagne, mais leurs corps ne l'ont jamais été. Ce qui avait soulevé l'hypothèse que cette absence de dépouilles ait été destinée à masquer les causes de leur mort.

L'autopsie des crânes des moines et les auditions d'une vingtaine de témoins constituaient les deux aspects essentiels de la commission rogatoire internationale adressée en décembre 2011 à Alger. Le magistrat antiterroriste, qui s'est rendu en début de semaine en Algérie, n'a pas obtenu l'autorisation de réaliser la série d'auditions de témoins qu'il réclamait.

Une bavure de l'armée algérienne ?

Enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère isolé près de Medea (au sud d'Alger), les religieux avaient été assassinés. L'acte avait été revendiqué par le Groupe islamique armé (GIA) de Djamel Zitouni. Après avoir suivi la thèse islamiste, l'enquête judiciaire s'est réorientée, depuis 2009, vers une possible bavure de l'armée algérienne, en raison du témoignage d'un ancien attaché de défense à Alger.

Les proches des moines de Tibéhirine, qui demandaient de longue date que le juge puisse aller en Algérie, en ont plusieurs fois appelé à l'intervention de François Hollande. Ce dernier avait évoqué le sujet à Alger, en décembre 2012, avec son homologue Abdelaziz Bouteflika.

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