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Les familles des moines de Tibéhirine en appellent à Hollande

Dix-sept ans après l'assassinat des sept moines en Algérie, les proches dénoncent la "résistance des autorités" algériennes dans l'enquête.

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France Télévisions
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Photo non datée sur laquelle figurent notamment six des sept moines enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, dans leur monastère de Tibéhirine, situé à 80 km au sud-ouest d'Alger.  (AFP)

Les familles des moines de Tibéhirine réclament l'intervention de François Hollande. Elles  demandent au président de les aider à "lever les entraves" mises par les autorités algériennes dans la collaboration avec la justice française, qui enquête sur l'assassinat de leurs proches. 

Dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, sept moines avaient été enlevés dans leur monastère de Tibéhirine, situé à 80 km au sud-ouest d'Alger, séquestrés puis tués. Une revendication avait été attribuée au Groupe islamique armé (GIA). Mais après avoir suivi la thèse islamiste, l'enquête judiciaire s'est réorientée vers une bavure de l'armée algérienne depuis 2009.

Dans une lettre révélée par Le Figaro mercredi 19 juin, les familles jugent "indispensable, pour continuer à progresser dans la recherche de la vérité, d'accomplir divers actes en Algérie". Et réclament l'aide du chef de l'Etat français.

Climat d'opacité

Les proches des moines estiment en effet que, "du côté algérien, il va sans dire qu'aucune action sérieuse n'a été entreprise pour faire la lumière sur ces assassinats". Ils réclament que puissent avoir lieu "certaines auditions" et "une autopsie des têtes des moines", comme le souhaite le juge Marc Trévidic, chargé de l'instruction. Ce dernier a demandé en décembre 2011 aux autorités algériennes à se rendre sur place. Jusqu'ici en vain.

Selon le courrier des familles, "plus le temps passe, plus les chances s'amenuisent de pouvoir obtenir un résultat". "Il n'est pas acceptable que perdure la résistance des autorités algériennes à une collaboration réelle et positive avec la justice française", regrette l'avocat des familles, qui a rédigé la lettre. Me Bourdon dénonce "le climat d'opacité maintenu" par Alger.

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