Le Maroc construit des barrages pour alimenter Essaouira et sa région

Le sixième grand barrage sur l'oued Ksoub a été inauguré le 16 janvier par le roi. Il doit notamment garantir la fourniture en eau potable à 260 000 personnes.

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France Télévisions Rédaction Afrique
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Le barrage Hassan Addakhil et son lac de retenue dans les montagnes du Haut-Atlas. A la fois réserve d'eau, mais aussi protection de la vallée de Ziz contre les inondations. (CREATIVE TOUCH IMAGING LTD / NURPHOTO)

Le roi du Maroc Mohammed VI a inauguré le 16 janvier 2020 le barrage Moulay Abderrahmane sur l’oued Ksoub, dans la région d’Essaouira. C’est un maillon essentiel dans le projet d’aménagement hydro-agricole du secteur.

Ce sixième grand barrage construit sur le bassin hydraulique du Tensift a une capacité de stockage de 65 millions de m³. Le budget global, comportant à la fois le barrage et l’aménagement d'irrigation en aval, s’élève à 920 millions de dirhams (22,3 millions d’euros).

Cette infrastructure est indispensable pour le développement économique et la vie quotidienne des habitants, tant les ressources en eau sont limitées. La pluviométrie ne dépasse pas les 300 mm par an. L’oued Ksoub, qui coule depuis le Haut Atlas, est le principal cours d’eau de la région. Son bassin versant s’étend sur près de 1500 km, mais son débit moyen est très faible, de l’ordre de 1,5 m³ seconde.

1300 hectares irrigués

Ce projet d’irrigation intéresse plus de 1200 agriculteurs et porte sur une superficie de 1300 hectares. On en attend un accroissement des rendements de 25% pour les cultures céréalières et arboricoles ainsi que pour le maraîchage.

En parallèle à ce programme, le Plan Maroc Vert contribue également au développement agricole de la région. Une agriculture qui fait vivre huit habitants sur dix à travers plus de 52 000 exploitations, et dont seulement 1% de la surface utilisable est actuellement irrigué. Le plan Maroc Vert entend ainsi développer l’oléiculture, le caroubier et l’arganier.

Alimenter aussi les villes

Le projet est également très ambitieux quant à la fourniture en eau potable des habitants. Un grand canal d’adduction, long de 12 km, puis un réseau secondaire de 48 km desserviront la région.

Ce programme a permis, jusqu’à présent, l’alimentation de quatre communes rurales attenantes au barrage Moulay Abderrahmane, grâce à la réalisation d’une station de traitement des eaux du barrage d'une capacité de 250 l/s et la pose de conduites d’adduction de ces eaux, l’ensemble pour une enveloppe budgétaire globale de 135 MDH.

En tout une vingtaine de communes seront concernées par le projet. En parallèle, l’amélioration de la fourniture en eau potable concernera toute la population, urbaine et rurale, de la région d’Essaouira, soit près de 260 000 personnes prévues en 2030.

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