Prise d'otages au Mali : "le cas de figure le plus difficile pour des forces de sécurité"

Sur le plateau de France 2, le spécialiste des questions de défense Pierre Servent revient sur les conditions particulières d'une prise d'otages dans un hôtel.

FRANCE 2

Des terroristes ont fait irruption vers 06h00 du matin à l'hôtel Radisson de Bamako, la capitale malienne. Alors qu'un premier assaut a été donné, de nombreux otages sont toujours retenus. "Les hôtels, les grands centres commerciaux, ce sont des milieux clos avec énormément d'alvéoles et donc vous pouvez avoir un ou deux kamikazes dans une alvéole ce qui fait que les forces progressent à l'intérieur, mais ne peuvent pas conduire véritablement d'assaut", explique Pierre Servent, spécialiste des questions de défense sur le plateau du 13heures de France 2.

Une progression difficile

Pour les forces spéciales, la progression dans l'hôtel est extrêmement difficile. "Elles ne savent pas exactement où se trouvent les otages, preneurs d'otages. Il peut y avoir des endroits minés, des grenades qui sont positionnées à certains endroits", détaille Pierre Servent qui lâche : "c'est vraiment le cas de figure le plus difficile pour des forces de sécurité". Selon lui, les assaillants veulent faire durer cette prise d'otages de plusieurs nationalités, parce qu'ils savent que "la répercussion de cette opération se fait à travers la planète".


 

Le JT
Les autres sujets du JT
Un otage évacué de l\'hôtel Radisson Blu par les forces de sécurité maliennes, à Bamako, le 20 novembre 2015. 
Un otage évacué de l'hôtel Radisson Blu par les forces de sécurité maliennes, à Bamako, le 20 novembre 2015.  (HABIBOU KOUYATE / ANADOLU AGENCY / AFP)