Mali : trois mouvements rebelles touareg et arabes annoncent leur fusion

Le Mouvement national de libération de l'Azawad, le Mouvement arabe de l'Azawad et le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad s'unissent en vue des négociations de paix avec Bamako.

Des membres du Mouvement national de libération de l\'Azawad (MNLA), sur une photo prise le 27 juillet 2013 à Kidal (Mali).
Des membres du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), sur une photo prise le 27 juillet 2013 à Kidal (Mali). (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Ils veulent présenter un front uni dans les discussions de paix à venir avec les autorités de Bamako. Trois mouvements rebelles touareg et arabes du nord du Mali, dont le MNLA, ont annoncé lundi 4 novembre leur fusion. Celle-ci sera effective "après approbation de leurs bases respectives dans un délai de 45 jours", ont-ils annoncé. Le nom du nouveau mouvement n'a pas encore été communiqué.

Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA) et le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA) ont adopté une "plate-forme politique", une "commission de négociations" ainsi qu'un "organe de décisions" communs. "Guidés par une commune volonté politique de privilégier l'intérêt supérieur du peuple de l'Azawad [le nord du Mali pour les touaregs]", et "convaincus que seule une solution politique peut assurer la paix, la sécurité et le développement (...) et contribuer à la stabilité de la sous-région", ont annoncé ces trois mouvements au terme de plusieurs jours de discussions à Ouagadougou.

Le MAA est un mouvement récemment créé par les communautés arabes du Nord, afin d'avoir davantage de visibilité et de poids dans les discussions avec Bamako. Le MNLA et le HCUA, qui comprend d'anciens membres d'Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), ont signé le 18 juin à Ouagadougou un accord avec Bamako pour permettre l'organisation de la présidentielle du 28 juillet. Cet accord prévoit un cessez-le-feu, un retour progressif des forces de défense et de sécurité maliennes à Kidal et un cantonnement des combattants rebelles sur des sites de regroupement. De nombreuses discussions doivent encore intervenir pour organiser sa mise en place.